Luttes syndicales

Fronde sociale : les administrateurs civils, les secrétaires et adjoints administratifs en grève du 24 au 27 septembre prochain

LGO

Le syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires, adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) vont observer un arrêt de travail à partir du  24 au 27 septembre 2019. C’est l’information principale qui a été livrée aux hommes de médias à l’occasion de la conférence de presse que le SYNACSAB a animé le jeudi 20 septembre 2019. Cet arrêt de travail vise à dénoncer la lenteur du ministre en charge de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale dans la prise en compte de leurs préoccupations.

 

Plus rien ne va entre le syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires, adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) et le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale. Et pour marquer son mécontentement face à ce qu’il estime une lenteur dans la prise en compte de leurs préoccupations, le SYNACSAB a appelé les administrateurs civils, secrétaires et adjoints administratifs a observé une grève de protestation de 96 heures allant du mardi 24 au vendredi 27 septembre 2019.

En effet, les administrateurs civils, secrétaires et adjoints administratifs, estiment que leurs préoccupations ne sont pas suffisamment prises en compte. Selon le syndicat depuis le dépôt de sa plateforme revendicative le 26 avril 2017 où il exige entre autres, l'adoption d'une loi portant institution d'un corps préfectoral, d'un plan de promotion et d'un décret portant modalités  d'exercice de la fonction de secrétaire général de collectivité et la gestion de l'état—civil dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso par les l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale. En effet, les administrateurs civils, secrétaires et adjoints administratifs, rien n'a été fait pour satisfaire ces revendications.

 

Après une rencontre avec le ministre le 26 juillet 2019, il a été décidé la mise en place d'un comité paritaire qui a eu pour mission de bâtir un argumentaire autour de chaque point de la plateforme qui devra aider à la prise de décision au niveau du gouvernement. Alors que le comité rendait son rapport le 14 août 2019, le SYNACSAB a dit constaté avec stupéfaction le revirement inattendu du ministre Siméon Sawadogo. En effet, dans une correspondance, le ministre a lié certaine préoccupations financières à l’hypothétique remise à plat des rémunérations des agents de la fonction publique.

A en croire le secrétaire général national du SYNACSAB, l’administrateur civil est abandonné à lui-même, alors qu’en tant que représentant de l’Etat ou aux côtés du représentant de l’Etat, il lui est demandé de travailler à restaurer l’autorité de l’Etat dans le sens de forger la capacité des institutions publiques à faire appliquer la loi et à répondre efficacement aux attentes des citoyens. « C’est un miracle qu’on nous demande d’accomplir et nous ne sommes pas des messies », a martelé Adama Bidiga.

Le syndicat a par ailleurs, condamné avec la dernière énergie les agissements du pouvoir actuel visant à empêcher l’expression de la démocratie sociale, des libertés syndicales. Pour lui, c’est un aveu de faiblesse du gouvernement actuel.

Le syndicat a aussi dénoncé la répression barbares de la marche de l’Union d’actions populaire, les coupures abusives de salaires des travailleurs en lutte, les affectations sanctions et le relèvement en conseil des ministres de certains camarades engagés.

Naba BELEM

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