Luttes syndicales

Haut Conseil du Dialogue social : le rapport d’activités 2018-2019 remis au président du Faso.

678

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience hier soir, une délégation du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), conduite par son président, Domba Jean-Marc Palm qui a remis le rapport d’activités 2018-2019 de son institution.
Les activités du HCDS durant cette période sont articulées autour de trois axes, selon Domba Jean-Marc Palm. il y a eu d’abord un partage d’expériences avec les organisations de même statut dans la sous-région, ensuite la formation et la sensibilisation des membres de l’institution, enfin la médiation dans des secteurs en crise : il s’agit de la poste, des transports, du mouvement d’humeur des gestionnaires des ressources humaines, de l’environnement, des bâtiments et travaux publics (BTP) et de la santé.
Pour M. Palm, l’objectif du HCDS consiste à amener les gens à se parler afin de trouver des solutions dans l’intérêt général. « Tant qu’on ne parle pas, tant qu’on ne dialogue pas, il n’y a pas de solutions. Ça peut prendre du temps, parce que chacun défend ses intérêts. Il faut que nous arrivions à rapprocher les différentes positions, pour que nous regardions dans le même sens, en ayant pour objectif principal l’intérêt général » a-t-il expliqué.
Cependant, le président du HCDS, a déploré l’état d’esprit après l’insurrection, qui complique la médiation. « Parfois les positions se crispent. Il faut arriver à décrisper les positions et amener les gens à s’asseoir et à discuter. Il faut qu’on écoute le point de vue de chacun, et trouver le juste milieu qui satisfait tout le monde » a conclu le président du HCDS.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Pour vos commentaires, éviter, tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée .

Commentaires

Soumis par Mechtilde Guirma (non vérifié) le mer 16/10/2019 - 15:26

Permalien

«Pour M. Palm, l’objectif du HCDS consiste à amener les gens à se parler afin de trouver des solutions dans l’intérêt général. « Tant qu’on ne parle pas, tant qu’on ne dialogue pas, il n’y a pas de solutions. Ça peut prendre du temps, parce que chacun défend ses intérêts. Il faut que nous arrivions à rapprocher les différentes positions, pour que nous regardions dans le même sens, en ayant pour objectif principal l’intérêt général » a-t-il expliqué.»

Une petite anecdote : il était un village où peulhs et Mossé vivaient en véritable harmonie. Mais qu’un jour un peulh vint à mourir. Alors tout le monde se retrouva chez le roi pour voir de quelle manière soutenir la famille du défunt et aussi procéder à l’inhumation, car chez les peulhs, les choses ne se font pas au hasard, il faut beaucoup de tact au risque de se faire mal comprendre. Le point positif du côté des Mossé c’est qu’ils sont experts en matière de nécrologie et ont de très bons croque-morts. Mais la discussion tirant en longueur, personne ne remarqua la disparition du fou du village. Mais lorsqu’on le vit revenir, on lui posa la question où est-ce qu’il était passé. Alors il expliqua : «Vous êtes là en train de discuter et de tirer en longueur à n’en plus finir alors que moi j’avais un travail urgent à la maison». On lui demanda qu’est-ce qui était encore plus urgent que l’objet qui les avait rassemblé chez le chef. Se redressant comme un coq sur ses ergots, il déclara péremptoirement : «tout ce temps que vous preniez à discuter là, cela m’a permis d’aller tuer ma femme et mes enfants». Le souffle de l’assistance coupa net et il eut un silence de mort (c’est le cas de le dire), où l’on pouvait même entendre voler les mouches.

Ce que je veux dire ici Monsieur le Ministre, sur quel base de personnalité juridique vous aller accorder aux gens pour pouvoir discuter d’égale à égale ? Institutionnelle ou simplement entre les partis politiques dont d’ailleurs tout une partie est exclue du fait de poursuites, de condamnations ou tous autres manœuvres dont on ignore les tenants et les aboutissants, les intentions réelles ou cachées ? Et la masse populaire, les citoyens lambda que comptez vous faire pour que chacun d’eux soit sujet de droit et non simplement objet de vos palabres et disputes à n’en plus finir ? Pourtant ils ont des porte-paroles reconnus (même tacitement si l’on veut) qui pourront les défendre et dans leur causes et dans leur droits y compris ceux qui les permettront de choisir en toute liberté leur dirigeants et en toute démocratie. Il suffit de les citer constitutionnellement. Ou à défaut que Monsieur le Président du Faso cède à l’idée de la transition qui les instaure pour le travail que vous proposez. De toute façon là où sont les choses maintenant il n’a plus le choix avant qu’on en arrive au pire.

Je vous remercie pour la compréhension.

Ajouter un commentaire

Vérifions que vous n'êtes pas un robot

7 + 5 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.
sni long

Les trois dernières publications