Luttes syndicales

Lutte syndicale: le SYNATIC exige la réintégration de leurs camarades expulsés des médias publics

Soumis par Redaction le lun 19/10/2020 - 15:24
jmk

Au cours d'une conférence de presse organisée, le lundi 19 octobre 2020 au Centre National de presse Norbert Zongo. Le Syndicat Autonome des travailleurs de l'information et de la culture (SYNATIC) a décrié la volonté du ministre Rémis Fulgence Dandjinou de «chasser et casser» le syndicalisme, en mettant au garage du personnel qualifié. Le SYNATIC exige à cet effet, la réintégration de leurs camarades expulsés des médias publics et la finalisation des négociations engagées autour du statut dérogatoire.

A la veille de la commémoration de la journée nationale de la liberté de la presse célébrée chaque 20 octobre, le Syndicat Autonome des travailleurs de l'information et de la culture (SYNATIC) monte encore au créneau pour dénoncer la remise en cause de la liberté de presse et de la liberté syndicale, disent-ils, opérée par le ministre de la Communication et ses collaborateurs.

«Les services techniques de la radio et de la télévision nationales, souffrent du départ de techniciens qualifiés, parce que Remis Fulgence Dandjinou a voulu chasser et casser du syndicaliste », lance Aboubakar Sanfo, secrétaire général adjoint du SYNATIC à la lecture de leur déclaration liminaire.

Une situation selon le SYNATIC, qui a entraîné l'annulation de plusieurs émissions dans les médias publics ainsi que des dysfonctionnements techniques dans ces organes de presse tandis que «du personnel qualifié est mis au garage sur la base de motifs fallacieux de corriger des irrégularités administratives de certains agents».

Aussi, Aboubakar Sanfo, secrétaire général adjoint du SYNATIC et ses camarades citent au nombre des griefs contre lesquelles ils s'insurgent; la réaffectation récente de plus d'une vingtaine d'agents dans les communes rurales «sans motifs valables»

Et de faire entendre les syndicalistes des médias publics burkinabè, qu'après le processus de «liquidation du SYNATIC et des médias publics à travers des affectations massives et cyniques de 370 travailleurs des médias publics». La dernière trouvaille du ministre chargé de la Communication, porte-parole du gouvernement, a été de réaffecter le 2 octobre 2020 plus d'une vingtaine d'agents dans les communes rurales.

Ce sont, égrène Aboubakar Sanfo, des journalistes, des ingénieurs de son, des cameramen, des monteurs vidéo en majorité, qui ont été mis à la disposition desdites communes alors que précédemment, ils avaient été affectés dans des directions régionales et centrales du département de la Communication pour nécessité de service.

Le SYNATIC, réaffirme en outre sa disposition au dialogue afin qu'une solution diligente soit trouvée au niveau de la crise qui secoue les médias publics.

D'ajouter le porte-parole du SYNATIC, que «comme pour diviser et mieux régner», le ministre a opéré un passage en force en rompant les discussions avec le SYNATIC et en faisant appliquer des implications du statut dérogatoire sur les rémunérations du personnel en l'absence de tout accord issu du cadre de dialogue gouvernement/SYNATIC.

C'est pourquoi, le SYNATIC dit exiger la réintégration de leurs camarades expulsés des médias publics et la finalisation des négociations engagées autour du statut dérogatoire.

Par ailleurs, le SYNATIC a dit réaffirmer sa disposition au dialogue et interpelle les plus hautes autorités afin qu'une solution diligente soit trouvée au niveau de la crise qui secoue les médias publics.

Dans le cas échéant, assure le SYNATIC, le ministre de la Communication sera tenu responsable de toute éventuelle détérioration du climat social dans les médias publics dans les jours à venir du fait de la non satisfaction de ces préoccupations.

Le SYNATIC déclare en outre, se réserver le droit d'entreprendre des actions multiformes en vue de la satisfaction de leurs revendications. D'où, pour clore, le syndicat des médias publics à inviter les travailleurs de la RTB et des Editions Sidwaya à rester mobilisés pour toujours dire non aux affectations sanctions et à la violation des libertés de presse.

Samiratou OUEDRAOGO

 

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