Luttes syndicales

Marche-meeting, grève, ...: les commerçants du secteur informel se démarquent

Soumis par Redaction le mer 11/09/2019 - 14:54
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Le mercredi 11 septembre 2019, la coordination des associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle pour une paix sociale au Burkina Faso a animé un point de presse pour donner sa lecture sur le mouvement d’humeur et de grève des organisations syndicales du secteur public. Pour l’occasion, la coordination a appelé les commerçants à se démarquer de la marche et de la grève initiées par l’unité d’actions syndicales prévues pour le 16 septembre prochain.

« La coordination appelle tous les commerçants en général et tous les acteurs du secteur informel en particulier à se démarquer de toutes actions visant à soutenir les différentes manifestations des organisations syndicales du secteur public ». C’est par cette appel que la coordination des associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle pour une paix sociale au Burkina Faso a invité ses militants et les acteurs du secteur informel à boycotter la grève et la marche initiée par l’Unité d’actions syndicales prévues pour le 16 septembre prochain.

Pour la coordination, vu la situation sécuritaire catastrophique du Burkina Faso et vu la situation précaire que vivent les acteurs du secteur informel, ces manifestations prévues par l’UAS sont inappropriées.

« Par ailleurs, nous appelons nos organisations sœurs du secteur publique à observer une trêve syndicale avec le gouvernement au moins qu’à la victoire de nos forces de défense et de sécurité sur les forces obscurantistes et barbares », a soutenu Mamadou Kwamé, porte-parole de la coordination.

A en croire, Mamadou Kwamé, la situation actuelle du pays ne permet pas ces genres de manifestations. « Souvent nous-mêmes nous soutenons ces mouvements, mais ce n’est pas le bon moment. Il faut qu’on s’assoit pour discuter et trouver une solution », a-t-il martelé.

Et à Saïdou Zagré, membre de la coordination de renchérir, « c’est quand il y a la paix que nous pouvons faire des affaires. Un investisseur ne peut pas venir dans un pays qui est régulièrement attaqué et où il y a des grèves partout ».  Pour lui, ceux-là mêmes qui doivent faire les grèves, c’est bel et bien le secteur privé, parce qu’il paie des impôts alors que les affaires ne marchent pas mais, par contre, le salaire des fonctionnaires augmente.

S’agissant des revendications de l’UAS, Saïdou Zagré a laissé entendre que ce n’est pas une histoire de points de revendications mais, pour lui le moment n’est pas propice. « Nous avons des syndicats qui font partie de l’UAS, mais nous trouvons que le moment n’est pas propice. C’est parce qu’on vit qu’on revendique », a tranché Aziz Dabo également membre de la coordination.

Naba BELEM

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