Luttes syndicales

Ministère chargé des droits humains : les capacités de la ministre mises en doute par le syndicat du personnel

Soumis par Redaction le lun 13/05/2019 - 22:40
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4 mois après la prise de fonction de Maminata Ouattara à la tête du ministère des Droits humains et de la Promotion civique, « une morosité indescriptible s’est installée dans le fonctionnement du ministère ». C’est l’information principale que le syndicat national du personnel des droits humains, SYNAPDH a voulu porter au Premier ministre et à l’opinion nationale à l’occasion de la conférence de presse qu’il a animé le lundi 13 mai 2019 à la Bourse du travail de Ouagadougou.

Le 29 janvier 2019, Maminata Ouattara était portée à la tête du ministère des Droits humains et de la Promotion civique. 4 ans après cette nomination, rien ne semble bouger au niveau du ministère. C’est du moins, le constat fait par le syndicat national du personnel des droits humains, SYNAPDH. A en croire, le secrétaire général du syndicat, Salfo Gouba, depuis la prise de fonction de dame Ouattara à la tête du ministère, « nous constatons une morosité indescriptible dans le fonctionnement du ministère qui nous amène à douter de sa capacité réelle à gérer ce département ».

Jusque-là, pas de structures d’appui au ministère

Cette morosité se traduit d’abord selon Salfo Gouba par l’adoption timide, deux mois après sa prise de fonction, de l’organigramme du ministère, sans dit-il l’implication des partenaires sociaux. Ensuite, s’agissant du fonctionnement du ministère, le syndicat a déploré l’absence jusqu’à ce jour de structures d’appui telles que la direction générale des études et statistiques sectorielles (DGESS), la direction des ressources humaines (DRH), la direction de la communication et de la presse ministérielle (DCPM), la direction du développement institutionnel et des innovations (DDII) et la direction des services informatiques, entre autres. Cependant, le syndicat remarque à contrario, la mise en place de la direction de l’administration et des finances, DAF et la direction des marchés publics, DMP. « Comment peut-on comprendre ce traitement sélectif ? Ces structures sont-elles plus importantes et urgentes ? » s’est interrogé le SYNAPDH. Du reste, Salfo Gouba a indiqué qu’aucune structure technique n’est opérationnelle et les différentes cadres de concertation et de pilotage ne se tiennent. Et pour lui, cette situation impact négativement le bon fonctionnement du ministère, car beaucoup de dossiers sont tout simplement remis aux calendes grecques. Par ailleurs, il a laissé entendre que par manque de travail, les agents se tournent les pouces chaque jour dans leurs bureaux. « Nous voulons justifier nos salaires », a-t-il clamé.

« Qu’elle rende le tablier pendant qu’il est temps »

« Pendant ce temps, madame la ministre et son cabinet effectuent régulièrement et paisiblement des missions à l’extérieur comme à l’intérieur du pays », s’est indigné le secrétaire général du SYNAPDH. L’absence du budget de fonctionnement n’est-elle pas la résultante de cet état de fait, vu que le ministère vient d’être tout fraichement doté de budget ? ont bien voulu savoir les hommes de médias. Non rétorque, Salfo Gouba. « On n’a pas forcément besoin de moyens pour mener certaines activités », a-t-il martelé. Outre ces griefs, le SYNAPDH reproche à Maminata Ouattara, des pratiques peu orthodoxes et aux antipodes de la pratique administrative. Toute chose, qui amène le syndicat à douter de la volonté et de la capacité de dame Ouattara à bien conduire le ministère. « Si madame Ouattara ne peut marquer positivement de ses empreintes ce ministère et le conduire efficacement, qu’elle rende le tablier pendant qu’il est temps », a conseillé le SYNAPDH.

Thomas Saye

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