Luttes syndicales

Rencontre gouvernement/syndicats : le discours du premier ministre...

Soumis par Redaction le lun 19/07/2021 - 11:31
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Le premier ministre Christophe Dabiré, a présidé à l'ouverture de la rencontre gouvernement/organisations syndicales de travailleurs, le lundi 19 juillet à Ouagadougou.Voici son discours d'ouverture de la rencontre .

Après quatre années de suspension, je me réjouis de la reprise effective aujourd’hui, de la rencontre Gouvernement/Organisations syndicales de travailleurs.

Au nom du Gouvernement et en mon nom propre, je voudrais saluer l’ensemble des acteurs du monde du travail et vous souhaiter la bienvenue à cette cérémonie d’ouverture que j’ai l’honneur de présider.

Votre présence est la preuve de l’intérêt que vous accordez au dialogue social et témoigne de votre constante disponibilité à en faire un instrument privilégié de renforcement de la gouvernance dans notre pays. Je souhaite donc, que cette reprise soit le signe d’une normalisation dans la durée, de l’agenda de la traditionnelle rencontre d’échanges sur les préoccupations majeures du monde du travail.

 

  • Messieurs les Présidents de mois,
  • Messieurs les Secrétaires généraux,
  • Mesdames et Messieurs ;

Il convient de rappeler que la rencontre Gouvernement/Syndicats pour l’examen du cahier de doléances de l'année 2017 à 2021, ouverte le 21 mai 2019, n’avait pas pu se poursuivre pour des raisons que nous connaissons tous.

Durant cette période de suspension, les multiples dates proposées pour la reprise des travaux n’ont pu trouver de consensus, malgré la feuille de route élaborée lors de la rencontre du 5 juillet 2019.

Cette situation n’a pas permis l’examen consensuel du cahier des doléances de 2017 présenté par les organisations syndicales. Elle a fini par nous convaincre que le dialogue et la concertation avec nos partenaires sociaux doivent prévaloir et sublimer toutes autres considérations.

La tenue effective de cette rencontre est donc, pour moi aussi bien que pour l’ensemble des membres du Gouvernement, une réelle satisfaction. C’est l’occasion pour moi, de saluer les responsables des organisations syndicales, qui ont su faire preuve de dépassement de soi, favorisant ainsi la reprise de ces négociations. Je tiens cependant à souligner que la tenue de ce cadre de dialogue ne doit pas être l’ultime recourt pour apporter des réponses aux préoccupations des travailleurs. Il doit fédérer les efforts déployés au niveau sectoriel, à travers des échanges permanents avec les partenaires sociaux autour de leurs préoccupations.

 

J’encourage du reste, l’ensemble des membres du Gouvernement à toujours promouvoir ce type de partenariat fructueux, gage d’un environnement de travail apaisé.

Nous n’avons aucun doute sur la pertinence des doléances soumises au Gouvernement et dont les propositions de réponses  feront l’objet d’échanges au cours de nos travaux. Au regard de la qualité des participants, je suis convaincu que nous parviendrons à des solutions justes et consensuelles.

Mesdames, Messieurs ;

Un dialogue constructif et fécond porteur d’un partenariat fructueux nous impose à tous de sortir de toute logique de suspicion permanente et d’affrontement systématique qui compromet la paix sociale, pour avoir des échanges francs, sincères et réalistes.

C’est le lieu pour moi alors, d’inviter instamment toutes les parties à faire preuve d’une volonté commune en vue d’œuvrer résolument à la promotion de relations saines de travail et de partenariat bénéfique. Il n’est point besoin de réaffirmer que l’atteinte de cet objectif, nécessite l’engagement réciproque de toutes les parties.

Du reste, la volonté du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, réitérée dans ses différents appels à la paix, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble, mais aussi à la trêve sociale, doit être la trame de nos discussions. M’inscrivant dans cette vision, je reste convaincu que nous pouvons ensemble, travailler à créer un climat social apaisé, favorable à des actions concertées, pour le développement de notre pays.

Le dialogue social étant la meilleure arme pour la prévention et la gestion des crises, je formule le vœu que ces négociations soient un cadre d’échanges empreints de respect et de confiance mutuels afin d’aboutir à des solutions justes et équitables pour tous.

Je me réjouis de pouvoir compter sur l’engagement de chacun de nous, afin que nous puissions mener des échanges porteurs d’espoir pour notre pays qui a besoin que toutes ses filles et tous ses fils se retrouvent dans une union sacrée, pour relever les défis de la construction de notre nation.

En souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte la rencontre Gouvernement/Syndicats de travailleurs sur le cahier de doléances de l’année 2017-2021.

Je vous remercie !

 

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