Augmentation du prix du pain, les discussions avec la CEDEAO, et la mission au Mali : le gouvernement s’explique

Soumis par Redaction le Jeu 28/04/2022 - 17:48
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Les ministres du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises Abdoulaye Tall ; des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’extérieur Olivia Ragnaghnewendé Rouamba ; et de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo étaient face à la presse le jeudi 28 avril 2022. Les rumeurs concernant une probable augmentation du prix du pain, les discussions avec la CEDEAO, et la mission au Mali étaient à l’ordre du jour.

 

 

Au lendemain du point de presse animé par les producteurs du pain, où ils sous-entendaient une probable augmentation du prix du pain, le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises Abdoulaye Tall a voulu être rassurant. De ses propos, il ressort que le prix du pain n’a pas été augmenté. De ses confidences, producteurs, ont saisi le gouvernement pour une augmentation du prix en question. Dans la foulée, une rencontre qui a regroupé les différents acteurs du 11 avril au 25 avril, a discuté de la question a indiqué le ministre. Si on s’en tient à ses explications, à l’issue des concertations, divers scénarios ont été dégagés. Il rassure qu’ils seront soumis à l’attention du cadre de concertation, qui est composé du gouvernement, de la société civile, et des syndicats. Ce cadre de concertation tripartite, des dires d'Abdoulaye Tall, va se réunir dans les jours à venir pour prendre une décision. Il rassure qu’étant donné que tout le monde est représenté dans ledit cadre, l’intérêt général sera pris en compte.

 

Se prononçant sur la sortie médiatique de la fédération, le ministre en charge du commerce assure que l’annonce qu’elle a faite, n’a pas une valeur quelconque. « Ce n’est pas un seul acteur qui fixe le prix et l’impose », souligne-t-il. De son analyse, peut-être qu’il s’agit d’un moyen de pression, ou de la communication. Tout compte fait, il rassure qu’aucune des parties, n’a la possibilité d’augmenter les prix. « C’est de façon collégiale que l’augmentation se fait » a-t-il soutenu. Jouant à la carte de la diplomatie, il rassure les producteurs de pain, que le gouvernement comprend leurs préoccupations. D’après lui, la décision du cadre de concertation sera prise par l’ensemble des acteurs, prenant en compte toutes les contraintes et dans le souci de protéger l’intérêt général.

 

Le Burkina dans une démarche de collaborer avec la CEDEAO

 

Les discussions avec la CEDEAO ont également fait l’objet d’échanges au cours de ce point de presse. Des annonces faites par la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’extérieur Olivia Ragnaghnewendé Rouamba, le gouvernement burkinabè a invité l’institution sous régionale à former une équipe purement technique en terme militaire à se rendre sur le terrain, afin de prendre la mesure de la situation. « Organisé des élections dans un tel contexte où dans un rayon de 150 ou 200 km, c’est, à la limite, accessible ou très dangereux, je ne pense pas que parler d’élections en ces moments est quelque chose à envisager », a indiqué la ministre. Elle affirme qu’également, l’exécutif a émis le souhait qu’une délégation politique de la CEDEAO fasse le déplacement au Burkina Faso, afin qu’ensemble, ils puissent se pencher sur cette question du chronogramme acceptable. Pour ce qui est de la préoccupation de l’institution sur la durée de la Transition jugée trop longue, Olivia Ragnaghnewendé Rouamba estime que le contexte d’enlisement du Burkina est tel qu’il s’agit d’un délai qui a pris en compte les urgences du moment. Le principal selon ses dires, est le terrorisme. Elle déclare que la Transition veut se donner les chances de venir à bout ou réduire significativement l’influence du terrorisme avant d’organiser les élections. Si on s’en tient aux assurances données par la ministre, la CEDEAO apprécie la démarche des autorités burkinabè, qui est dans la dynamique de collaborer, de coopérer. De ses confidences, les chefs d’Etat de la CEDEAO sont dans une dynamique d’accompagnement et non de sanction. Elle affirme qu’individuellement certains chefs d’Etats pensent que le Burkina Faso ne doit pas subir les mêmes sanctions que le Mali. Une autre confidence qu’elle fait, c’est que des fils et filles du Burkina, compte tenu de leur position, leur relation, militent à ce qu’on impose des sanctions au Burkina. Ne partageant pas leur démarche, elle pense qu’il faut être patriote et travailler pour la stabilité du pays et non au boycott.

 

Harmoniser les stratégies de défense avec le Mali

 

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La visite des autorités militaires burkinabè au Mali, est revenue au cours des échanges. Selon le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, cette visite a pour but de créer une collaboration probante, qui puisse permettre d’avoir des résultats probants que ce soit au Mali ou au Burkina Faso. La volonté du chef de l’Etat en initiant cette visite, est d’après le porte-parole, est d’harmoniser les stratégies de défense des deux pays, et de faire en sorte que la lutte contre le terrorisme soit portée par les peuples des deux pays. D’après lui, c’est une démarche qui a été très bien accueillie par les autorités maliennes. Il rassure que la collaboration sera poursuivie. Une remarque que fait le ministre, est que la victoire sur le terrorisme, ne se fera pas individuellement. Il déclare à cet effet : « Tant que le Mali ne sera pas en sécurité, le Burkina Faso non plus ne connaîtra la paix, et ceci vice-versa ». De ses convictions, cette réalité est valable à toute la sous-région. Il déclare également : « Aucun pays de la sous-région ne sera en sécurité tant que le Mali, le Niger, le Burkina ne seront pas en sécurité ». C’est donc conscient de cela, que Lionel Bilgo a appelé la CEDEAO à mobiliser ses efforts et ses énergies, à lutter contre le terrorisme, l’insécurité, qui ne prospèrent pas dans un espace démocratique a-t-il soutenu. En attendant que son cri de cœur ne soit vraiment pas entendu, le ministre n’a pas manqué de louer le courage du Burkina à aller rencontrer officiellement et non de façon cachée, le Mali qui est sous sanction.

 

Thierry KABORE

Zoodomail.com      

 

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