Politique

Voeux UPC 2019: Zeph dénonce le "MPP-Zoumbri"

Soumis par Redaction le mar 12/02/2019 - 20:51
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Intégralité du discours du Président Zéphirin DIABRE, à l'occasion de la présentation des voeux que les militants lui ont adressés le 12 février 2019 au siège national du parti.

Monsieur le 1er Vice-Président,
Mesdames et messieurs les membres du Bureau Exécutif Central,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et messieurs les maires et conseillers municipaux,
Mesdames et Messieurs les membres du bureau politique national ;
Mesdames et messieurs les responsables des structures du Kadiogo,
Militantes et militantes de l’UPC venus de tous horizons,
Mes chers sœurs et frères dans le combat politique,
Mesdames et messieurs,

Alors que nous sacrifions à ce rituel annuel de présentation de vœux, occasion importante de renouvellement de notre engagement militant, nos premières pensées vont à ceux des nôtres qui, dans l’intervalle de l’année écoulée, ont été arrachés à notre affection et à notre compagnonnage militant.
En leur mémoire à tous, je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence.
Je vous remercie !
C’est avec une grande et sincère émotion qu’il me plait ici de vous remercier, pour la qualité, la profondeur et la finesse des vœux multiformes que vous venez tous de formuler à mon endroit et en celui de notre grand parti.
En retour, c’est avec un sentiment d’optimisme et de confiance en l’avenir, qu’il me plait de vous de présenter à tous, présents comme absents, mes vœux les meilleurs pour une très bonne et très heureuse année 2019.
Je formule le souhait, que 2019 soit pour chacune et chacun d’entre vous, pour vos familles, pour vos amis, pour vos connaissances, pour vos collègues de travail et pour tous ceux qui vous sont chers, une année pleine de santé, de longévité, de succès dans vos entreprises, et de prospérité.
Pour notre cher pays le Burkina Faso, pour l’intérêt et l’avenir duquel nous nous sommes tous engagés en politique, je souhaite une année de sécurité, d’intégrité territoriale, d’unité nationale de paix, de sérénité, de concorde nationale, d’harmonie des cœurs, de progrès dans tous les domaines, et de prospérité partagée dans l’équité.


Chers sœurs et frères,
Mesdames et Messieurs,


Ce rituel qui nous réunit chaque année, se déroule aujourd’hui dans un contexte très particulier.
2018 a été une très mauvaise année pour le Burkina. Comme d’ailleurs 2017 et 2016.
En 2018, notre pays a continué de sombrer dans le chaos. L’insécurité est allée grandissante. Les terroristes ont multiplié leurs attaques meurtrières et se comportent comme en terrain conquis. Ils ont malheureusement élargi leurs zones d’actions, au point que la question aujourd’hui n’est pas de savoir où ils sont, mais plutôt où ils ne sont pas.
Face au péril, nos forces de défense et sécurité ont fait preuve d’héroïsme à toutes les occasions. Et c’est le lieu pour nous de continuer de rendre l’hommage qu’ils méritent à nos hommes en uniforme qui défendent la nation au péril de leur vie.
Le problème, ce n’est pas nos soldats. Le vrai problème, ce sont nos responsables politiques.
C’est eux qui fixent le cap, définissent la stratégie et choisissent les hommes pour les mettre en œuvre.
Après avoir résisté un peu, le Président Kaboré a lui-même compris qu’il fallait limoger ses protégés ministres de la Défense et de la Sécurité. Mais le mal est fait.
En management, la meilleure solution n’est pas de limoger un incompétent. La meilleure solution, c’est de ne pas le nommer !
La corruption s’est aggravée, aux dires mêmes de l’Autorité supérieure du contrôle de l’Etat. Nous on le savait déjà ! Nos dirigeants ne se cachent même plus pour étaler le luxe tapageur de leurs trains de vie ou leurs nouveaux châteaux bâtis durant leurs mandats !
Alors, nous attendons de voir si ce nouveau gouvernement et l’ASCE auront le courage de demander des comptes aux uns et aux autres.
Notre système éducatif s’est littéralement effondré, avec les menaces des terroristes contre nos enseignants, avec des centaines de milliers d’écoliers hors des classes. Les forces du mal assassinent notre avenir, sous le regard impuissant d’un régime qui ne sait plus où donner de la tête.
Notre économie a continué de reculer et les investisseurs présents fuient notre pays.
Certes, le terrorisme est un phénomène sous régional et même mondial. Mais dans notre sous-région, c’est le Burkina qui est devenu aujourd’hui le ventre mou, le maillon faible.
Pourquoi les autres pays réussissent et nous nous échouons ? C’est qu’il y a problème dans la manière dont nous gérons cette affaire !
A qui la faute? A l’incompétence de ce régime qui a mis le Burkina par terre en seulement 3 ans de règne.
Quel gâchis !
L’histoire retiendra que c’est sous le règne d’un parti politique dénommé MPP, que les terroristes ont pu rentrer et occuper le sol de nos ancêtres !
Malheureusement, 2019 ne commence pas sous de meilleures auspices.
Le Président Kaboré a opéré un remaniement en nommant un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement agrémenté du recrutement de nouveaux alliés politiques.
Au passage, il a opéré une purge au sein du MPP.
Jusque-là, le MPP était une alliance de trois clans. Désormais, c’est le règne d’un seul clan. Si tu n’appartiens pas au clan de Kossyam, cherches toi !
Comme nous l’avons déjà dit et redit, pour nous à l’UPC et pour toute l’Opposition burkinabè, le problème du Burkina Faso, ce n’est pas un problème de remaniement, de Premier Ministre ou de gouvernement.
Le problème du BF, c’est un problème de régime !
Jamais dans l’histoire de notre pays, un régime n’a versé la figure du Burkina par terre comme le fait le régime actuel.
Il n’y a que ceux qui croient au Père Noël qui peuvent croire que ce régime peut encore sauver le Burkina.
On pourra changer les PM tous les lundis ou tous les vendredis. Ce n’est pas ça qui va nous sauver. La seule chose qui peut sauver le BF, c’est un changement de régime.
Ce que les Burkinabè attendent, ce n’est pas la nomination de nouveaux premiers ministres ou ministres qui vont venir amuser la galerie.
Ce que les Burkinabè attendent, c’est qu’ils dégagent tous !
Le problème de ce pouvoir, ce n’est pas seulement qu’il ait échoué dans la lutte contre le terrorisme, ou contre la corruption, ou contre la pauvreté. C’est plus grave que ça !
Son autre problème c’est que, depuis qu’il est arrivé au pouvoir, notre vie sociale est devenue soudainement violente, la vie a perdu sa valeur et pour un rien, les Burkinabè qui vivaient en symbiose parfaite, se déchirent et s’entretuent !
Ce régime est un facteur permanent de division des Burkinabè.
On le voit à la manière dont il refuse la réconciliation nationale.
On le voit aussi à la manière dont il veut gérer l’affaire de Yirgou.
A Yirgou, il y a des assassins inconnus. Ce sont les terroristes qui ont lâchement assassiné le chef de village. Et nous souhaitons que nos FDS leur mettent la main dessus.
Mais à Yirgou, il y a des assassins connus. Ce sont ceux qui ont sauvagement assassiné nos frères peulhs. Ces assassins-là, ils sont connus. Donc ils doivent être interpellés et traduits en justice.
Les manœuvres dilatoires auxquelles se livrent le gouvernement ne passeront pas.
Pour nous, Yirgou constitue le premier test pour ce gouvernement, s’il veut démontrer qu’il est vraiment contre l’impunité.
On dirait que le MPP, c’est du Zoumbri, cette graine maléfique que nos ancêtres ont découvert, et qui sème la discorde entre les gens.
En seulement trois ans de règne, le MPP-Zoumbri a transformé le Burkina naguère paisible en un pays où les terroristes règnent en maitres et où les gens s’entretuent pour un oui ou un non !
On leur a donné un pays entier dans des frontières sures. Ils vont nous laisser un pays en mille morceaux dont on ne sait même plus où sont les frontières.
On leur a donné un pays respecté sur le plan international que tout le monde aimait visiter pour son sens de l’hospitalité. Ils vont nous laisser un pays affaibli et déconsidéré, marqué par des zones rouges sur les cartes des diplomates, et que les gens fuient comme la peste.
On leur a donné un pays uni dans sa diversité, où les ethnies ont cohabité depuis des siècles dans une harmonie parfaite. Ils vont nous laisser un pays où les gens s’entredéchirent et ont perdu le sens de la fraternité.
C’est un échec lamentable et désespérant !
Quel gâchis !
Demain, qui va les croire encore quand ils vont dire qu’ils sont la solution ?


Chers soeurs et frères,


Cet échec du MPP- Zoumbri nous interpelle, nous UPC, plus que quiconque !
Les Burkinabè peuvent se rassurer, nous sommes conscients de notre responsabilité.
Aujourd’hui au Burkina, L’UPC est le seul parti de gouvernement qui n’a pas encore géré le pays.
Tous les autres grands partis de gouvernement de ce pays sont ou ont déjà été aux affaires.
Les Burkinabè savent ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils ne peuvent pas faire.
Alors je dis aux Burkinabé, essayez nous !
C’est notre tour !
Essayez nous parce que nos solutions n’ont pas encore été testées. Et nos hommes n’ont pas encore servi !
Essayez nous nous parce que nous sommes le seul parti qui peut travailler sur la base d’idées neuves avec des hommes neufs.
L’UPC n’a commis aucun crime de sang et aucun crime économique.
Personne en notre sein ne peut être accusé de détournement de deniers publics.
Nous sommes une force neuve et intègre !
C’est pour cela que les Burkinabè vont maintenant essayer l’UPC.
Ils vont nous essayer parce qu’ils savent que nous sommes le seul parti politique aujourd’hui capable de faire la réconciliation nationale.
Nous sommes le chef de file des insurgés, donc nous pouvons travailler avec des éléments de la majorité actuelle, qui étaient tous sous ma direction pour mener l’insurrection.
Mais nous sommes aussi aujourd’hui le chef de file d’un Cfop où siègent les grands partis de l’ancienne majorité.
Sur la scène politique burkinabè d’aujourd’hui, aucun autre parti n’occupe une telle position et ne peut se prévaloir d’un tel atout.
Si l’UPC arrive au pouvoir, personne n’aura à courir pour chercher la première frontière, et tous ceux qui sont dehors pourront rentrer !
Il n’y a que nous qui pouvons offrir cette garantie !
C’est pour cela que nous lançons un appel à toutes les forces vives de notre pays, pour qu’elles se joignent à nous.
Avec les autres partis membres du CFOP, nous développons déjà un compagnonnage politique qui, demain, sera mis à profit pour construire un nouveau Burkina.
Et c’est l’occasion pour moi, en votre nom, de leur rendre un hommage appuyé !
Mais notre main est aussi tendue vers les déçus de la majorité actuelle, surtout du MPP.
Nous savons que là-bas, beaucoup n’y croient plus.
Beaucoup sont déçus de l’incapacité notoire de leurs dirigeants à gérer le Burkina. Beaucoup sont révoltés par la corruption et la mauvaise gouvernance qui règnent au sein du régime.
Et surtout, beaucoup sont amers face à l’injustice et l’ingratitude. Après s’être fatigués et ruinés pour assurer la victoire du Président Kaboré, ils ont été royalement oubliés dans le partage des responsabilités. Des gens venus de nulle part sont aux avant-postes, pendant que des militants engagés et compétents rasent les murs.
A tous ceux qui se cherchent actuellement au MPP et dans la majorité, nous disons : au lieu de rester là-bas à vous morfondre, assumez-vous, prenez votre courage à deux mains et quittez le navire pendant qu’il est temps. Le navire est en train de sombrer ! Il n’y a plus rien à gagner là-bas pour vous. Quand c’est gâté, c’est gâté !


Chers sœurs et frères,
Mesdames et messieurs,


Notre dernier congrès nous a doté de nouvelles instances et confié de nouvelles responsabilités à bon nombre d’entre vous.
Tout en félicitant à nouveau tous ceux de nos d’entre nous qui ont été investi d’une responsabilité nouvelle, je voudrais les exhorter à œuvrer d’arrache-pied pour que les différents secrétariats fonctionnent mieux.
Au nom de la direction politique, je voudrais féliciter l’ensemble des militants de base de notre parti, les responsables des structures et les élus, et les exhorter à continuer leur travail inlassable, afin que le label UPC soit toujours attrayant.
C’est le lieu pour moi de saluer en particulier l’engagement et le sacrifice des militants anonymes de notre parti, eux qui s’investissent corps et âme pour tenir haut le flambeau, ceux qui manifestent une loyauté sans faille au parti, alors même qu’ils sont les derniers à pouvoir prétendre à tel ou tel poste.
2019 sera une année décisive dans notre cheminement. C’est celle de la redynamisation de notre machine politique, pour nous préparer aux échéances à venir.
C’est dans cet esprit que, dès samedi prochain, je conduirai une tournée de la direction du parti dans les 45 provinces du pays, pour aller à la rencontre de nos militants et responsables, pour les encourager et examiner l’état de nos structures sur le terrain.
Ces tournées débutent le samedi prochain par la province du Bazèga, suivie de celle du Bam le dimanche. Et tous les week-ends, nous serons sur le terrain.
Ce que fait la direction, chaque militant du parti peut et doit le faire à son niveau.
Chaque militant de l’UPC doit aller au contact de ses collègues de service, de ses voisins, des gens de son 6 mètres, de son quartier, de son village, pour expliquer notre message et recruter de nouveaux militants
Mes chers sœurs et frères,
En ce début d’année, je vous invite à plus de détermination et d’engagement.
C’est à cette seule condition, que la victoire finale sera au bout de notre chemin. Afin de débarrasser définitivement le Burkina Faso du MPP-Zoumbri et de ses alliés.
Très bonne et très heureuse année à tous !
Je vous remercie.

 

 

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