Devant le tribunal

Devant le tribunal : Richard est-il un ex employé de SOFNET Mali ou SOFNET Burkina ?

Soumis par Redaction le ven 15/02/2019 - 07:05
SOF

Richard T est un ex employé de la société SOFNET. Il a été recruté en mai 2008, au compte de la filiale SOFNET Burkina. Il este en justice au tribunal du travail contre son ex employeur pour non respect de certaines clauses, dont un protocole d’accord qui a été signé entre eux suite à son licenciement intervenu en 2017. C’était devant le Tribunal du travail de Ouagadougou, ce mardi 12 février 2019.

 

Richard T a été recruté par le groupe SOFNET Burkina. Selon les termes du contrat, en son article 05, il est stipulé que celui-ci pouvait être déployé dans d’autres lieux en cas de besoin. Celui-ci a ainsi été chef du bureau SOFNET à Bobo-Dioulasso, avant de se voir proposer un poste de directeur commercial et marketing à Bamako, au Mali.

Un contrat de travail entre SOFNET Mali et lui est signé, cela en janvier 2013. Il y passe près de 04 ans, et plus tard, la société décide de le licencier parce qu’elle a des difficultés financières. Un règlement à l’amiable est trouvé, mais sera remplacé par un protocole d’accord des deux parties.

 

Selon ce protocole, Richard T va garder le véhicule de fonction qu’il utilise, en attendant que le reste des droits soit soldé. Ce qui est fait évidemment, puisque c’est lui-même qui a fait la proposition.

Le protocole étant signé, le reste de l’argent tarde à venir. Le Directeur des ressources humaines (DRH) explique cependant que cela est du à une saisie de sommes d’argent par les impôts.

Outre cela, il se trouve qu’au moment du licenciement de Richard, le patron de SOFNET était en prison. Il est allé le voir pour lui demander de lui établir un certificat de travail, et c’est le même DRH qui l’a fait en mentionnant que SOFNET Burkina reconnait avoir employé Richard T de 2008 à 2017.  

Selon le conseil de T Richard, cela fait 09 ans et 03 mois au total, depuis sa prise de fonction…

 

Le problème dans tout cela est que, comme le protocole d’accord n’est pas respecté, Richard porte plainte pour entrer en possession de son dû. Il s’adresse alors à SOFNET Burkina, qui est son employeur d’origine, et celui-ci lui répond qu’en fait, c’est la filière malienne qui est répondante de sa plainte et de son dû.

Richard pense plutôt le contraire, puisque tout était  clair dès le départ, selon l’article 05 du contrat, concernant les affectations. En d’autres termes, même s’il a signé un contrat avec SOFNET Mali, il demeure que c’est sous la tutelle de SOFNET Burkina qu’il travaillait.

Il explique aussi que lors de la liquidation des droits des employés maliens, l’on lui a dit que son cas devait être réglé par la maison mère qui est SOFNET Burkina. Sauf que jusque-là, il attend en vain…

En tout les cas, le délibéré est attendu pour ce 24 avril 2019…

 

Claire Lebœuf

 

 

    

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