Opinions

Changements climatiques

Soumis par Redaction le mer 12/06/2019 - 15:35
JMO

Même les plus sceptiques d’entre les sceptiques ont fini par l’accepter : le réchauffement de la terre, ce n’est pas une vue de l’esprit. Dans tous les cas,voici venue la saison des pluies ; et avec elle, son incontournable lot de sinistrés : pluies diluviennes par-là, glissements de terrain par-ci, tornades plus loin, la nature décidément n’est plus ce qu’elle était. Qui ne constate pas comment année après année, à l’heure de la canicule de mars et avril les pointes de températures ne cessent de monter encore et encore. A-t-on vraiment besoin de se référer à ce qui se passe sur d’autres continents qui font face à des hivers polaires jamais vus depuis parfois des dizaines d’années, ou des inondations ou des tsunamis inédits pour s’en rendre compte ?qui n’ a pas été éberlué par les images de cette incroyable tornade ravageant pour la première fois des pays africains, le Mozambique et le Zimbabwe en l’occurrence, laissant sur le carreau plus de 600 morts, et bcp plus encore de sinistrés ; catastrophe qui, soit dit en passant, n’ a pas semblé émouvoir la communauté internationale qui, en tout cas ne s’est pas bcp bougé, comme elle en a pourtant l’habitude en de pareilles circonstances qd sont concernés d‘autres continents. oui souvent incompréhensible et parfois capricieuse se révèle dame nature, sinon comment comprendre cette pluie diluvienne, l’autre semaine, qui a fait 16 morts dans la capitale malienne ?ou encore ce glissement de terrain qui a provoqué la mort de 3 personnes à Abidjan avec chaque fois des dégâts importants et son important lot de sans abri larmoyants ?
Chez nous ici au Faso, nous avons également notre part de catastrophes naturelles surprenantes et non moins meurtrières ; qui ne souvient pas en effet de la fameuse pluie du 1er septembre 2009 de sinistre mémoire de Ouagavillois ; pluie nocturne qui, sans crier gare, déjouant tout pronostic météo, avait brutalement plongé une bonne partie de la capitale sous les eaux ? En fait chaque hivernage survient avec son lot de sinistrés un peu partout à travers toutes les provinces du pays. Et ce ne sont pas les braves agents de la CONASUR ( )qui diront le contraire ; eux qui, parfois se demandent où donner de la tête, obligés qu’ils sont d’intervenir en mm temps, à plusieurs endroits à la fois, distribuant nattes, médicaments ,tentes, couvertures et vivres à des foules de malheureux hagards et pitoyables, hâtivement relogés dans des écoles, parce que brutalement dépossédés de tous leurs biens et habitats par qq méchante pluie nocturne aux allures de déluge locale. Dame nature capricieuse et imprévisible disais -je ,mm s’ il faut bien dire que l’homme doit accepter d’assumer sa part de responsabilité dans cette affaire de changement climatique pour ne pas dire qu’il en est l’acteur principal : sinon comment comprendre que certains continuent allègrement à dévaster la nature par la coupe abusive du bois, à laisser divaguer impunément les animaux même en plein Ouagadougou, comment accepter, en dépit des innombrables campagnes de sensibilisation menées depuis de si nombreuses années, que les feux de brousse ne cessent pas de faire partie des habitudes ? et que dire de cette insistance insensée de l’utilisation des sachets plastiques en dépit des interdictions et des mesures dissuasives ou encore de cette suicidaire habitude qu’ont certains citadins à ériger leurs habitats précaires ou au flanc des collines ou aux abords sinon carrément dans le lit des cours d’eau ?
Est- ce vrai que l’espèce humaine est programmée pour être le principal artisan de sa propre disparition dans l’évolution normale de l’univers? on a beau rejeter vigoureusement de pareilles théories empreintes de pessimisme et de catastrophismes angoissants, quand on prend le temps de réfléchir sur le sujet, comment ne pas se poser cette autre question non moins inquiétante : pourquoi l’homme se montre – t -il si réticent face aux conseils tendant à préserver son environnement ? il est vrai que l’on a tendance à l’oublier bien souvent : la terre est un précieux héritage que nous ont gracieusement légué les générations passées et que, pourtant, nous nous devons à notre tour de laisser en assez bon état aux générations futures !

Bernard KABORE

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