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Fils de présidents africains

Soumis par Redaction le dim 21/02/2021 - 22:15
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« La saga des enfants des chefs d ‘Etats africains. Ce pourrait être le titre d’un livre pas encore écrit mais qui pourrait comporter plusieurs tomes et qui pourrait se vendre comme des petits pains tant il y a à dire et à redire sur ce sujet passionnant. Le dernier épisode en date concerne les frasques du fils du Président libérien Georges Weah ; Weah premier et pour le moment unique footballeur au monde à avoir réussi la prouesse d’avoir quitté le gazon vert pour se retrouver dans un fauteuil de chef d’ état ;ce qui n’ a pas empêché son héritier de se faire prendre nuitamment en plein Paris pour non observation du couvre- feu ; présentation de son passeport diplomatique et voici le fils présidentiel autorisé à poursuivre allègrement sa randonnée à travers les rues endormies de la capitale française ;un veinard qui a certainement l’habitude de rencontrer un autre fils de…celui de Macias Nguéma président Equato - Guinéen certainement la super star dans ce monde très fermé ; le même qui, il n’ y a pas longtemps a été jugé en France pour surabondance de biens mal acquis.

Mais comment évoquer le sujet sans parler du duo qui fait la différence pour avoir réussi la « performance » d’ avoir succédé à leur père à la disparition de ces derniers à savoir Ali Bongo du Gabon et Faure Eyadema du Togo ; Faure, apparemment décidé à rester le plus fort au Togo puisque venant d’entamer un nouveau mandat le, 4è.Parcours presque similaire pour Ali bongo successeur de son père Omar et décidé à perpétuer une sorte de dynastie des Bongo au Gabon puisque venant de placer son fils Noureddine, à peine la trentaine, à bonne position de lui succéder ; et comment ne pas parler des deux Karim dans la galaxie des fils de . : Karim Wade du Sénégal et Karim Kéita du mali ; Karim Wade nommé conseiller de son père Abdoulaye dès sa prise de fonction à la présidence sénégalaise avant de se voir confier des responsabilités de plus en plus importantes ; si bien qu’un confrère sénégalais ne s’ est pas gêné de faire dans l’exagération en écrivant que Karim était devenu le ministre du ciel et de la terre au Sénégal tellement le fils du Président cumulait les départements ministériels ;une fulgurante ascension stoppée net après la défaite de son père qui tentait d’arracher un 3è mandat aux électeurs sénégalais ;puis Karim se retrouva devant les juges avant d’entamer un séjour de 4 longues années dans la prison centrale de Dakar puis à sa sortie de se mettre prudemment au vert en prenant ses distances avec les arcanes des milieux politiques de Dakar.

L’exil c’est ce que vit en ce moment son homo du coté de Bamako ou Karim Kéita a connu un parcours similaire à celui de Wade fils ; étoile de pluie en plus brillante dans le milieu politique Bamakois aux côtés de son père Ibrahim Boubakar Keita jusqu’ à la chute de ce dernier; alors Karim prudemment quitta le pays pour un séjour à l’ étranger. On pourrait se rappeler les cas des enfants Kadhafi dans le temps dont les passages dans les capitales européennes se soldaient invariablement par des scandales que les diplomates se précipitaient d’étouffer en raison de la puissance de Kadhafi père à l’époque. On peut aussi évoquer les tribulations des enfants de Dos Santos ancien Président de l’Angola ; après son départ du pouvoir, le fils séjourne en prison pendant que sa sœur Isabelle connue comme la femme la plus riche d’Afrique a maille à faire avec les juges.Au total deux conceptions s’opposent dans cette affaire de gestion des enfants de nos chefs d’états : la première celle des premiers présidents de nos pays celle des Houphouët Senghor Lamizana et autres Abdou Diouf qui faisaient tout pour garder leurs enfants bien loin des arcanes du pouvoir ; la 2è conception en cours actuellement consiste à gérer le pouvoir avec l’ aide de ses enfants ; certains deviennent des conseillers très écoutés de leur père, ou ministres dans le gouvernement ou patron au sein des forces de sécurité ; donc ou qu’ils soient ils font en sorte que ses fils puissent succéder à papa en cas de cas. Vous avez compris : l’alternance, la vrai pour beaucoup de pays africains n’est pas pour demain.

Bernard KABORE

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