Harouna Dicko s’oppose à la tenue des élections en novembre 2020

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Après 10 années d’absence sur la scène politique, Harouna Dicko, le Prédisent du Rassemblement Politique Nouveau (RPN), a  animé une conférence  de presse le jeudi 13 février 2020 à Ouagadougou, pour annoncer solennellement son retour de façon active sur la scène politique nationale.  Selon le conférencier, les élections présentielles prévue en novembre 2020 sont inopportunes.

Tapis dans l’ombre depuis le 19 décembre 2015, l’homme fort du Rassemblement Politique Nouveau (RPN) refait surface le jeudi 13 février 2020. Cette fois-ci, c’est pour tacler la classe politique actuelle. Pour lui, la politique est un art, et il est inconcevable de la laisser entre les mains des politicards. Il propose la politique citoyenne, ce qui exige selon lui,  l’abandon de tous les ressentiments ou comportement basés sur des intérêts égoïstes qui guident beaucoup d’acteurs des partis et associations politiques.

«  Le 16 juillet 2005, je m’étais engagé dans l’action politique en vue d’apporter une contribution au combat pour un Etat de droit véritablement démocratique. Malheureusement mon élan a été freiné par les évènements euphoriques de 2014-2015, et je m’en étais retiré le 19 décembre 2015 », déclare le candidat malheureux de 2005, avant de livrer les raisons qui l’ont animé pour son retour sur la scène politique.

La première raison, fera-t-il savoir, c’est que la Constitution lui en donne le droit. Deuxièmement, ses concitoyens lui avaient donné tort sur au moins trois points de vue, sur lesquels l’histoire lui a donné raison.

En 2014, explique-t-il,  la pétition pour la sanctuarisation de l’article 37 de la Constitution était la seule voie légale, pacifique et moins risquée pour faire partir le Président Blaise Compaoré du pouvoir sans qu’un seul Burkinabè ne soit égratigné ; mais pour cela des citoyens ont préféré incendier l’Assemblée nationale de façon criminelle. Aussi, dès la mise en place des institutions de la Transition en 2014, Harouna Dicko soutient qu’il avait écrit au Président Michel Kafando et animé une conférence de presse pour demander en vain d’écarter les militaires de ces institutions et de démanteler le RSP. Les quatres crises entre le 1er Ministre militaire et son corps d’origine le RSP, ont eu des conséquences dommageables pour le vivre ensemble et provoqué la dissolution du RSP. Dès janvier 2015, poursuit-il,  j’avais maintes fois demandé sans succès que la transition soit recadrée afin de  permettre d’écrire une nouvelle constitution pour le passage à la 5ième République par des élections honnêtes. Certes des élections ont eu lieu, mais, soutient le conférencier, « c’est par défaut de candidats mieux disant, que le Président Roch Kaboré a été élu avec un programme, dans lequel il faisait  de son engagement à écrire et adopter une nouvelle constitution consacrant l’avènement de la cinquième République  un préalable ». Même si le Président du Faso semble avoir classé ce projet, pour Harouna Dicko, la cinquième République reste toujours d’actualité.

Sa troisième raison  est que le pays est en guerre. Il est au bout du gouffre. De ce fait, il ne pourrait continuer à ne rien tenter pendant que les partis politiques dit « baobab » n’arrivent pas à s’entendre pour apporter les remèdes appropriés aux grands maux qui assaillent le Burkina Faso.

« C’est au moment où nos  Forces de Défense et de Sécurité tombent en tentant de reprendre les parties du territoire national qui échappent à l’Administration centrale, que les partis politiques se préoccupent des élections du 22 novembre 2020, pour lesquelles ils ne sont même pas surs de pouvoir battre campagne dans ces parties du territoire où la belligérance sévit », s’est indigné le conférencier. Pour lui, l’on devrait sursoir à ses élections et tenir un dialogue national afin d’aller à une réconciliation nationale. Les élections, selon lui, peuvent être revues. Pour l’instant, il faut à tout prix sauver le pays qui se meurt.  

 

Hermann Guingané

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Commentaires

Soumis par Anonyme (non vérifié) le ven 14/02/2020 - 17:30

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Le règne des insurgés gagnerait assurer la sécurité des Burkinabé partout où ils se trouvent plutôt que de prendre des honnêtes citoyens en filature juste à cause de leurs opinions.

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