Politique

Mal gouvernance : la Coalition rupture veut opérer une rupture

Soumis par Redaction le lun 29/06/2020 - 14:50
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L’alliance politique dénommée « Coalition rupture » a animé un point de presse le lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou, où elle a présenté la coalition née de la volonté de cinq partis politiques d’opérer une rupture dans la politique telle qu’elle est faite au Burkina Faso, avant de donner sa lecture de la situation nationale.

Le Burkina Faso vit la crise la plus grave de son existence depuis la reconstitution de la Haute-Volta. C’est l’analyse faite par les membres des cinq partis politiques qui forment l’alliance politique dénommée « Coalition rupture ». Selon le président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Adama Séré, membre de la coalition, le constat montre une crise multidimensionnelle désastreuse et profonde caractérisée par : une grave crise sécuritaire ; une crise humanitaire d’ampleur inédite ; une crise de gestion marquée par l’incohérence et le tâtonnement.  Toutes ces crises d’après lui, ont un dénominateur commun, la faillite d’un régime qui manque de vision. Il constate également un degré élevé de gabegie et de corruption, une série de scandales et un pillage systémique des ressources ainsi que l’impunité entretenue au sommet de l’Etat. Se basant donc sur ces constats le conférencier juge négatif le bilan des cinq années du régime MPP et l’estime par endroit chaotique. « C’est un échec cuisant pour l’ensemble du pouvoir et ses alliés » a-t-il soutenu.

La Coalition rupture pour le changement

Face donc à de telles situations, Adama Séré pense qu’une rupture vraie de gouvernance s’impose. D’après lui, il est impératif que des forces politiques sincères, patriotes, préparées et averties assument la libération politique et la libération totale du territoire. C’est pour donc faire de ce rêve une réalité, que cinq partis politiques à savoir : l’Alternative patriotique panafricain/Burkindi (APP/BURKINDI) ; le Mouvement patriotique pour le salut (MPS) ; le Progressiste unis pour le renouveau (PUR) ; le Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF) ; l’Union pour la renaissance démocratique, mouvement sankariste (URD/MS), ont décidé de former l’alliance politique dénommée « Coalition rupture ». Si on s’en tient aux propos de Séré Adama, la Coalition rupture est le résultat de l’unité de forces patriotiques autour d’une plate-forme politique commune dont l’ambition est de bousculer dès maintenant les lignes politiques et ouvrir d’autres alternatives au bénéfice du peuple burkinabè. De ses explications, cette coalition s’articule autour d’un projet politique commun qui veut incarner les aspirations du peuple sur trois objectifs majeurs. Il les cite : la rupture de la mal gouvernance ; le renouvellement de la classe politique et l’avènement d’une gouvernance de travail vertueux et de progrès au service de la Nation entière. Il poursuit en indiquant qu’elle entend faire bouger les lignes politiques et ouvrir d’autres alternatives au bénéfice du peuple par la libération du champ politique d’acteurs anciens largement dépassés et corrompus. Ainsi donc, la Coalition rupture s’engage selon le président du RDEBF, dans une voie de renouvellement qualitatif du personnel politique qui est un défi clé du Burkina post-insurrection, afin de fermer la longue parenthèse politique ouverte il y a plus d’une trentaine d’années selon ses mots.

Un candidat unique pour la présidentielle à venir

Les échéances électorales de novembre suscitent sur la scène politique et sociale des débats et des positions éparses. La position de principe de la Coalition rupture est claire, les élections doivent toujours se tenir à bonne date mais pas à n’importe quel prix. Il doit s’agir d’élections démocratiques. Si ces conditions ne sont pas remplies ; ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes au peuple burkinabè. C’est Adama Séré qui le dit. Pour cela, il demande au pouvoir en place qu’il précise toutes les garanties sécuritaires nécessaires à la bonne tenue des élections. Dans le même sens, il estime que la CENI et l’ONI devront également rendre compte de leurs opérations afin de lever toutes les incertitudes quant au rendez-vous du 22 novembre.

Estimant que ces élections constituent le tournant décisif pour l’émergence de nouvelles dynamiques et de nouvelles forces alternatives, l’alliance annonce s’inscrire dans le principe et l’opinion d’une candidature unique aux élections présidentielles et des listes communes aux législatives et aux municipales sur l’ensemble du territoire national. Elle a appelé le peuple burkinabè à se mobiliser donc autour d’elle afin de créer les conditions d’une véritable rupture dans la gouvernance au Burkina Faso.

Thierry KABORE

 

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