Réaction des jeunes de l’UNIR/PS sur « Ma part de vérité » : «… haine, jalousie et méchanceté son échec dans sa courte gestion… »

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Le samedi 25 janvier dernier, l’ancien Président Jean Baptiste Ouédraogo avait fait la dédicace de son livre intitulé « Ma part de vérité ». Dans son ouvrage, il a semblé, selon la vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans l’opinion nationale, écorché l’image du très incontesté Thomas Sankara. Le lundi 10 février 2020 à Ouagadougou à leur siège, c’est autour de la jeunesse de l’Union pour la renaissance Parti sankariste(UNIR/PS) d’en découdre avec l’auteur du pamphlet à polémique.

 

« Ma part de vérité » poursuit son trajet dans la contestation et le dévouement. Après les dures piques reçues depuis la dédicace, Jean Baptiste Ouédraogo devra faire face de nouveau à des tirs croisés de la jeunesse de l’UNIR/PS. Les jeunes ne sont pas passés par quatre chemins le lundi 10 février 2020 pour cracher leur venin sur l’ouvrage.

Pour les jeunes, ce livre s’apparente à un règlement de compte, à une vengeance, et à une manière de ternir l’image d’un référent pour la jeunesse burkinabè et africaine. Selon eux, le président Jean Baptiste Ouédraogo en réalité n’a fait qu’un condensé de ressentis mal digérés pour égrener avec haine, jalousie et méchanceté son échec dans sa courte gestion de l’Etat. Pour preuve, ils citent dans l’ouvrage : « Il (le colonel Yaoua Marcel TAMINI) n’assumera pas correctement sa mission. Pis, il trahira même notre confiance jusqu’à sacrifier l’armée à ses propres intérêts et à ceux de Thomas Sankara ».

De tels jugements de valeurs, soutiennent les conférenciers, sans la moindre analyse critique et autocritique enlèvent à l’auteur toute objectivité malgré un recul d’environ quarante ans qui sépare les évènements et l’apparition de l’ouvrage.

Loin d’eux, disent-ils,  de porter un jugement de valeur sur son ouvrage et encore moins sur la personnalité de l’auteur, mais il sied de noter que l’antagonisme entre les deux hommes était considérable. En témoigne selon eux la version de JBO qui soutient que Thomas Sankara était un assoiffé du pouvoir, un manipulateur, et un opportuniste.

« Ce qui ressemble à du fabriqué c’est de nous dire que Thomas Sankara est un assoiffé de pouvoir et un traitre à la patrie et d’être opportuniste, comme il s’évertue à le démontrer dans son ouvrage en ces termes : ‘’ une chose est sure, l’échec qui nous est imputé n’est pas le fait d’un manque de volonté politique mais plutôt le fait d’obstructions volontaires à des fins inavouées orchestrées par ceux-là mêmes qui devraient assumer avec courage et honnêteté les responsabilités de ce rendez-vous manqué ’’ », souligne le camarade  Samdpawendé Ouédraogo et de poursuivre « pour les Burkinabè et particulièrement la frange jeune, nous ne trouvons aucun intérêt encore moins une référence à cet ouvrage qui vient une fois de plus jeter le discrédit jadis grand et permanent sur cet homme(JBO) ».

Les jeunes ont également indiqué qu’ils ne perçoivent en rien la duplicité du Président Thomas Sankara dont l’auteur évoque dans son ouvrage, mais plutôt l’antagonisme d’idéologie et de ligne politique ;  taxant au passage JBO d’avoir voulu soumettre le pays à l’emprise de l’impérialisme contrairement au Capitaine Sankara. Pour eux,  l’objet de ce livre devrait permettre de situer le rôle joué par chacun d’eux que de charger des compagnons de luttes à tort ou à raison.

 

« Aujourd’hui plus qu’hier, la jeunesse africaine, au-delà de cette réprobation de la vérité selon « Saint » Jean Baptiste Ouédraogo, somme toute légitime et révolutionnaire,  aspire à une gouvernance plus vertueuse, capable de lui sortir des sentiers battus. Ce qui se passe inéluctablement par l’appropriation des idées fortes léguées à la postérité par des hommes à la trempe du Président Thomas Sankara. Cette jeunesse-là refuse toute manipulation à la solde des impérialistes ! », Soutient le camarade Samdpawendé Ouédraogo.

Pour terminer, poursuivra le camarade Ouédraogo, « en tant que dignes héritiers de la RDP, s’inscrivant dans les idéaux de transformation nationale, de développement endogène, de rupture de gouvernance d’avec les schémas importés, demeurons convaincus que l’aura de Thomas Sankara ne saurait s’écorcher d’une ride par le fait de contempteurs qui refusent à aller dans le sens de l’histoire des peuples ».

 

Hermann Guingané

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