Santé

Coronavirus au Burkina /la mise en quarantaine : qu'en est il ?

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Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, le coordonnateur national de la réponse à l’épidémie de coronavirus, Pr Martial Ouédraogo et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Professeur Alkassoum Maïga, ont animé le point de presse du gouvernement sur la situation du Covid-19 au Burkina Faso, ce jeudi 26 mars 2020.

Faisant le point de la maladie, Pr Martial Ouédraogo a indiqué : « A la date du 25 mars 2020, nous avons enregistré 6 nouveaux cas de Covid-19, qui porte à 152 le nombre de cas positifs, 7 décès et 10 guérisons ». Il précise que « la répartition du nombre de cas dans les différentes villes touchées est le suivante : 127 cas à Ouagadougou, 10 à Bobo-Dioulasso ; 2 à Dédougou, 6 à Boromo, 3 à Houndé, 1 à Manga, 2 à Zorgho et 1 à Banfora. Et sur l’ensemble des cas, nous avons notifié 100 hommes et 52 femmes ».
Le coordonnateur national de la réponse à l’épidémie de coronavirus relève qu’ils ont effectué 356 tests pour 152 résultats positifs. « Nous avons enregistré 19 323 appels. Nous sommes maintenant à 35 postes et on compte étendre à 65 postes en temps réel », a-t-il ajouté.

Au regard de la situation préoccupante, le porte-parole du gouvernement, faisant une synthèse des décisions prises en conseil des ministres, ce jeudi 26 mars 2020 a indiqué : « le conseil a décidé de la déclaration de l’Etat d’alerte sanitaire au Burkina Faso », avant d’ajouter : « le Conseil a décidé de la mise en quarantaine de toutes les villes actuellement touchées par le coronavirus à compter de demain vendredi 27 mars 2020 pour une durée de deux semaines. Toute autre ville qui viendrait à être touchée par le Covid-19 sera automatiquement mise en quarantaine ».

A ceux qui se posent des questions sur le sens de la mise en quarantaine, Rémis Fulgance Dandjinou, ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement explique : « la mise en quarantaine veut dire que les villes qui ont déjà connu un cas positif, personne n’y entre, personne n’y sort durant la quarantaine qui entre en vigueur à compter de demain vendredi 27 mars 2020 à 5 heures du matin. Ni à cheval, ni par voiture, ni à moto. Réduisons nos déplacements au maximum et appliquons les règles qui sont prescrites. L’application de la décision sera ferme car c’est par nous que la maladie se propage dans les autres localités ».

Pour finir, le ministre Dandjinou a souligné que le conseil a également décidé de la prorogation de deux semaines de congés dans les écoles, les universités et les écoles de formation professionnelle jusqu’au 14 avril 202. « Cette date pourrait, toute fois, être réaménagée. Et toutes les décisions qui arrivent à termes seront immédiatement reconduites pour une durée de deux semaines », note le porte-parole du gouvernement

En ce qui concerne le volet recherche, les lignes bougent aussi, à entendre le Professeur Alkassoum Maïga, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Selon lui, « une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche en Sciences de la santé (CNRST-IRSS) lancera très bientôt deux essais cliniques pour évaluer l’efficacité et la sécurité de trois produits dans le traitement de la maladie à Coronavirus au Burkina Faso ».

Avec plus de précisions, il avance : « le premier essai dénommé CHLORAZ sera dirigé par le Dr Halidou Tinto qui est directeur de recherche à l’Unité de recherche clinique de Nanoro. Il se fera en collaboration avec le Centre Muraz de Bobo-Dioulasso et les CHU de Tingandogo à Ouagadougou et Sourou Sanon de Bobo-Dioulasso qui sont les deux principaux foyers de l’infection au Burkina Faso. Cet essai vise à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’utilisation de la chloroquine et de la combinaison chloroquine + Azithromycine dans le traitement de l’infection au Covid-19 au Burkina Faso »
Un produit suscite quelques espoirs : « APIVIRINE est un antirétroviral, antiviral qui est efficace sur plusieurs virus dont celui du VIH/SIDA et utilisé depuis près de 20 ans et présentant, jusqu’à présentant, jusqu’à ce jour, un bon profil de sécurité. Certains malades confinés du Covs-19 ont déjà eu recours, avec succès, , à l’APIVIRINE durant leur maladie. Ils ont tout de suite obtenu l’amélioration de leur état de santé allant de l’amendement rapide des symptômes à la négativation du test de dépistage de coronavirus après traitement. Ces résultats, bien qu’ils ne soient pas validés par un comité scientifique, présentent un intérêt ans la prise e charge du Covid-19. Ce qui justifie la conduite de cet essai clinique randomisé ouvert », a annoncé le Pr Maïga.

Les tradipraticiens ne sont pas en reste dans le combat contre le Covis-19. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation : « d’autres produits de tradipraticiens du Burkina Faso sont en exploration. Ces études permettront au ministère de la Santé de disposer de résultats scientifiques crédibles pouvant lui permettre d’établir le rapport risques/bénéfices de l’utilisation de ces médicaments dans le traitement de la maladie. Le gouvernement, dans ses efforts de trouver une solution au problème du Covid-19, a entreprit d’accompagner la mise en œuvre de ces deux études ».

DCPM/Ministère de la Communication
et des relations avec le Parlement

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