Santé

MGF : « Tolérance zéro d’ici l’horizon 2030 » (Marie Laurence Ilboudo)

Soumis par Redaction le sam 08/06/2019 - 07:25
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Le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a organisé ce vendredi 7 juin 2019 un déjeuner de presse à l’occasion de la commémoration de la 18eme journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision. Le Burkina Faso célèbre cette journée le 18 mai de chaque année.

Au Burkina Faso, l’excision est la forme des mutilations génitales féminines la plus pratiquée. « Traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’élimination des mutilations génitales féminines en 2030 : défis et perspectives ». C’est sous ce thème que se tient la 18e édition de la journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision. Selon l’Enquête Multisectorielle Continue (EMC) de 2015, la pratique de l’excision est en baisse. « Une baisse significative de la prévalence de 11,3% pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans et 67,6% pour la tranche d’âge 15 à 49 ans ». Ces résultats selon le ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire Hélène Marie Laurence Ilboudo sont la résultante des efforts des acteurs de la lutte. Le dispositif répressif selon elle a été renforcé avec l’adoption le 31 mai 2018 d’un nouveau code pénal qui a rendu les peines plus sévères aussi bien pour les auteurs que pour les complices. La baisse de cette pratique combien salutaire demeure persistante et cette persistance selon le ministre se manifeste par divers éléments dont la clandestinité de la pratique, la baisse de l’âge à l’excision, la mobilité des exciseuses. Pour le ministre, la question qu’on doit tous se poser c’est « qu’est-ce que nous faisons du pouvoir que nous avons pour impacter la pratique de l’excision au Burkina Faso ? » et l’environnement est propice selon elle car le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré est lui aussi engagé dans la cause, ce qui prouve son sacre comme champion de l’union africaine pour la promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines à Addis Abeba en Ethiopie le 11 Février 2019.

Le ministre de la santé se dit elle aussi interpellé dans cette lutte. « Deux agents de santé à base communautaires ont été recruté selon le ministre de la santé Léonie Claudine Lougué dans tous les villages les plus reculés du Burkina Faso et elle propose à sa collègue le ministre Marie Laurence Ilboudo de former ces agents-là afin qu’ils puissent accompagner le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire contre ces pratiques néfastes.

                                         Eliette Zoungrana (Stagiaire)

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