Société

COVID19 et violences basées sur le genre : l’histoire de Pauline, 15 ans

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Dans le Centre-Est, le moi de mai 2020, une adolescente de 15 ans a été persuadée par un homme plus âgé de quitter ses parents pour se marier. Cette histoire pourrait être celle de nombreuses autres filles : qu’il s’agisse d’enlèvement, de mariage forcé et de tout type d’abus, les filles sont plus vulnérables depuis la fermeture des écoles pour cause de pandémie.

Pauline, parrainée à travers Plan International, fréquentait la classe de 4ème à Andentenga. Lors d’une activité de sensibilisation, l’équipe de Plan International Burkina bureau du Centre-Est apprend sa disparition par ses parents, très inquiets. Elle signale alors la situation aux services de l’action sociale de Koupéla. Pauline est localisée dans la famille d’un jeune homme. Inconnu des parents de la jeune fille, il l’aurait abordée alors qu’elle se promenait et convaincue de partir avec lui, lui promettant un bel avenir. Il s’agissait d’un risque de mariage forcé. Pauline n’a pas l’âge requis pour se marier et ne peut pas donner son consentement.

A sa deuxième convocation, l’homme mis en cause se rend au bureau de l’Action sociale et accepte, après deux semaines de tractations, de rendre la jeune fille. Pauline retrouve alors la cour familiale. C’est une maman soulagée qui reçoit une nouvelle visite de Plan International. « Tout parent veut que son enfant réussisse sa vie mieux que lui-même et mon rêve, pour ma fille, c’est qu’elle devienne enseignante », confie Mireille, la mère de Pauline, pour qui la scolarité de sa fille est une priorité. Elle estime que Pauline a été abusée par l’homme qui a voulu l’épouser en profitant du fait qu’elle était, en quelque sorte, en vacances. « Je ne condamne pas ma fille pour cette fugue » confie-t-elle. Devant sa mère et l’équipe de Plan International Burkina, Pauline s’est engagée à poursuivre ses études.

Mireille assure que sans l’intervention de Plan, elle n’aurait eu aucun moyen de sauver sa fille d’un mariage précoce. Plan International Burkina Faso continuera à appuyer la famille de Pauline à la prochaine rentrée.

Face à ces risques spécifiques, Plan international Burkina Faso met en œuvre des actions de protection de l’enfance à travers son plan de réponse au COVID19, dont la formation de ses partenaires aux violences basées sur le genre dans le contexte de la pandémie et la mise en place de services de protection.

(Les prénoms ont été modifiés)

Plan International Burkina

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