Situation sécuritaire au Burkina : une coalition d’organisations humanitaires plaide pour la réponse urgente de l’éducation et l’assistance humanitaire des enfants

Soumis par Redaction le mar 20/09/2022 - 22:41
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Le Burkina en général et la région du Centre-Nord en particulier connait un climat sécuritaire précaire ces dernières années. Cette situation a occasionné un déplacement massif des populations et la fermeture de nombreuses écoles et centres d’apprentissage, mettant ainsi plusieurs enfants hors du chemin de l’école. Dans le but de soutenir les offerts des acteurs et sensibiliser la communauté humanitaire, ainsi que les bailleurs de fonds, sur la nécessité de redoubler d’efforts dans l’éducation et des besoins humanitaires des enfants dans un contexte de crise multidimensionnelle, une coalition d’ONG humanitaire a organisé une conférence de presse, ce mardi 20 septembre 2022, à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord.

 

Placée sous le thème « l’urgence de financer l’éducation et les besoins humanitaires des enfants », cette conférence de presse a été animée, dans l’enceinte de l’école communale « A » de Kaya, par Anika Krstic, Directrice Plan International Burkina, Hassane Amadou, Directeur pays NRC, Omer Kaboré, Directeur pays Oxfam, Pauline Jacquart, Responsable des opérations Humanité et Inclusion (HI), Thierno Zongo, Chargé de communication Children Believe, Hubert Ouédraogo, Directeur du plaidoyer et communication Save the children et Valérie Ouédraogo, Directrice des opérations World Vision.

 

Selon la déclaration lue par Anika Krstic, Directrice Plan International Burkina, le Burkina Faso à l’image de ses voisins sahéliens traverse une crise sécuritaire et humanitaire de grande ampleur, qui impacte plus les enfants, les femmes, les filles et les personnes vulnérables. Et malgré les efforts déployés, force est de constater que certaines crises semblent être oubliées. Pour aller plus loin, elle révèle que l’éducation et l’enfance sont fouettées avec des chiffres éloquents. « En mai 2022, on dénombrait 4 258 écoles fermées, soit une augmentation de plus de 25% comparé à début janvier 2022. Le Burkina Faso est désormais le pays d'Afrique centrale, d'Afrique de l'Ouest le plus impacté par ces fermetures d'écoles du fait de l'insécurité. Il comptabilise un tiers des écoles de toute la région, deux tiers des écoles du Sahel central comprenant le Mali, le Burkina et le Niger. »

 

Le secteur de l’éducation est le moins financé de la réponse Humanitaire.

 

Directrice Plan International Burkina a précisé que malgré la précarité de la situation, le secteur de l'éducation reste le moins financé de la réponse humanitaire, avec à peine 13% de couverture à la fin de 2021. Pourtant, près de deux tiers, des déplacés sont des enfants : donc ce sous-financement catastrophique du secteur de l’éducation ne correspond pas simplement à une anomalie passagère, mais chronique. « Le montant alloué par les bailleurs de fonds humanitaires entre janvier et août 2022 représente à peine 177 francs CFA par mois et par enfant déplacé en âge d'être scolarisé. » , a-t-elle souligné.

 

Appuyant sur cette révélation, la Directrice pays Plan Burkina, Anika Krstic a indiqué que selon le suivi financier par secteur effectué par la coordination humanitaire, seuls 2,8% des financements humanitaires dans le secteur de l'éducation ont été atteints, soit 1,5 millions déboursé, alors que 54 millions sont nécessaires pour couvrir l'ensemble des besoins éducatifs.

 

À son tour, Hassane Amadou, Directeur pays NRC, a indiqué que les enfants déplacés paient le plus Grand Prix dans cette crise multidimensionnelle, car environ 3 sur 4 n’ont accès à aucune forme d’éducation, qu’elle soit formelle ou informelle. De ce fait, leur intégration à un cursus scolaire doit être la priorité afin d’éviter une rupture éducative irréparable. « Notre combat ne s’arrête pas à l’accès des enfants à une salle de classe, nous travaillons aussi d’arrache-pied pour que les enfants qui vont à l’école arrivent à s’épanouir dans le cadre scolaire », a-t-il exprimé.

 

Se basant sur cet adage moaga qui dit « le ventre vide n’a point d’oreille », Omer Kaboré, Directeur pays Oxfam, a soutenu que le cadre harmonisé de mars 2022 estime que plus de 3millions de personnes seront en insécurité alimentaire, dont 630 milles au bord de la famine durant de soudure de Juillet à Août 2022. Avant de justifier qu’au regard de ce besoin, la réponse alimentaire s’avère nécessaire.

 

Pour conclure, Mme Anika Krstic, Directrice Plan International Burkina, a adressé sa sincère gratitude à tous les partenaires qui sont venus les soutenir dans leur initiative. Tout en précisant que le combat pour le droit à une éducation de qualité et le bien-être des enfants est le combat de tous.

 

Outre les hommes et femmes de médias, ce point de presse a initié par Plan International Burkina, NRC, Humanité et Inclusion, Oxfam, Save the Children, Children Believe et World Vision aussi connu la présence des enfants et certains de leurs encadreurs.

 

 

Issaka SAWADOGO (Zoodomail Kaya)

 

 

 

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