L'Espagne est devenue, dimanche, championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire en s'imposant 1-0 face à l'Argentine après prolongation, au MetLife Stadium d'East Rutherford, près de New York.
Longtemps freinée par une défense argentine très compacte, la Roja a finalement trouvé la faille à la 106e minute. Bien servi par Nico Williams, Ferran Torres a inscrit l'unique but de la rencontre, offrant ainsi le titre mondial aux Espagnols.
Seize ans après son premier sacre remporté en Afrique du Sud en 2010, l'Espagne confirme son retour au premier plan du football mondial. Déjà championne d'Europe en 2024, elle réalise le prestigieux doublé Euro-Mondial.
Tenante du titre, l'Argentine de Lionel Messi abandonne sa couronne et s'incline pour la quatrième fois en finale d'une Coupe du monde, après les éditions de 1930, 1990, 2014 et désormais 2026. L'Albiceleste conserve toutefois trois titres mondiaux, remportés en 1978, 1986 et 2022.
Les Espagnols auraient pu alourdir le score, mais deux réalisations ont été annulées. Un premier but de Nico Williams en début de prolongation (93e) a été invalidé pour une faute de Mikel Merino au départ de l'action. Puis Ferran Torres a vu son deuxième but refusé pour une position de hors-jeu à la 114e minute.
La domination espagnole a été sans partage. La Roja a tenté 20 tirs, dont 12 cadrés, contre seulement deux pour l'Argentine. Réduits à dix après l'expulsion d'Enzo Fernández dans le temps additionnel (90+3), les Argentins n'ont cadré leur première tentative qu'à la 117e minute.
Selon le statisticien Opta, c'est la première fois dans l'histoire qu'une équipe ne parvient à effectuer le moindre tir durant le temps réglementaire d'une finale de Coupe du monde. La première période, particulièrement verrouillée, n'avait d'ailleurs produit que trois tirs au total, un record de faiblesse pour une finale depuis le début des statistiques en 1966.
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