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Submitted by Mechtilde Guirma (not verified) on Wed, 10/14/2020 - 15:49

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Quand moi ici j’ai essayé d’expliquer que les poils du pubis sont au contraire bénéfiques pour la femme, les féministes ont crié Haro sur moi. À Ouagadougou, en plus du fait que j’expliquais que l’excision était une coutume authentique aux peuples qui la pratiquaient et qu’il fallait faire une rencontre internationale pour discuter de la question du fait des nombreuses modes d’exciser pour limiter les dégâts (l’infibulation par rapport à la simple clitoridectomie), cyniquement madame Chantal Compaoré convoqua la rencontre pour déclarer l’excision purement et simplement «tolérance zéro». Mieux on demanda au Canada de m’expulser parce que je manquais de repères et qu’il me fallait un psy comme s’il en manquait au Canada. Et on m’avertit que j’avais la chance de m’être retirée au Canada où il y avait une liberté d’expression sans pareille et que si j’étais restée au pays j’allais savoir ce que je devais voir (comme si je ne le savais pas, comme si de puissances anonymes, très effacées ne m’avaient pas fait parvenir des révélations et recommander la fuite).
En un mot, pour l’excision j’en ai déjà parlé. Nous en sommes aujourd’hui maintenant aux poils :
Dans nos traditions africaines (moagha en l’occurrence), un mari qui constate que son épouse a rasé ses poils, il panique et devient dégoûté. À partir de ce moment, ordre était donné à la femme d’être confinée jusqu’à nouvel ordre (à ce que les poils repoussent). Les explications que j’ai obtenues auprès des coutumiers quand je rédigeais mon mémoire en Sciences politiques (tout en me braquant sur «Le rôle de la Femme dans la vie des Sociétés africaines» avec le cas spécifiques des Mossé), étaient les suivantes :

- la crainte des infections, notamment la syphilis (c’était la bête noire des africains. C’est pourquoi le mariage se faisait par don de femme, car auparavant une enquête minutieuse se faisaient sur les futurs beaux parents jusqu’à une génération éloignée de mémoire d’homme, pour détecter d’éventuels antécédents qui pourraient aider d’empêcher de livrer sa fille à une aventure douloureuse).
- L’impression d’avoir à faire à un enfant plutôt qu’à une fille nubile
- Les poils éléments érogènes que l’homme aime bien caresser (mieux qu’une barbe sans doute=rires) d’où l’expression : « (l’idiot au lieu de caresser…) m’bass péendé ti babenn youunga». Par pudeur j’éviterai de la traduire, car le maladroit pourrait bien se tromper de place pour aller caresser le nombril.

En tout état de cause, pour les femmes elles-mêmes, les poils pourraient aussi constituer des éléments de défense contre le viol. Et croyez-moi, tous ces secrets bien gardés ne s’apprennent que dans le camp de l’initiation dont la clitoridectomie et l’ablation des petites lèvres ont pour soucis également de supprimer des abris et des dépôts de microbes de toutes sortes : du virus de papillome aux maladies vénériennes. Gare donc à qui mal y pense.

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