Lettre du ministre en charge des cultes à l’ONAFAR : Issaka Sourwéma s’explique

Soumis par Redaction le mar 26/07/2022 - 00:00
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L’affaire a fait grand bruit dans les médias et sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Il s’agit d’un imam qui désapprouvait la prise en charge des femmes de sa localité par les services de santé. Dans sa dynamique de lutter contre la radicalisation, et de promouvoir le bon vivre, le ministère des Affaires religieuses et Coutumières, dans une lettre adressée à l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR), l’invitait à diligenter une enquête afin de comprendre de ce qu’il en est des propos de l’imam. Cette sois disant lettre connue du grand public, a été à l’origine d’une polémique qui en réalité n’avait pas sa raison d’être. Afin de comprendre ce qu’il en est en réalité, la rédaction de  Zoodpmail.com a rencontré le lundi 25 juillet 2022, le ministre des Affaires religieuses et Coutumières Issaka Sourwéma, qui s’est expliqué. Nous vous proposons sa réaction.

« Tout le monde a vu sur les réseaux sociaux, une lettre cachetée ministre des Affaires religieuses et Coutumières, qui a été adressée à l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR). Je voudrais faire observer que la lettre qui est devenue virale avec tous les commentaires qui s’en sont suivis, n’est pas signée. Quelque part cela diminue sa valeur du point de vue juridique. Egalement, c’est une lettre qui est truffée de fautes. Il faut ajouter qu’une partie de la lettre authentique, ne se retrouve pas dans la lettre qui a circulé sur les réseaux sociaux. Cette partie qui ne ressort pas dans ladite lettre, dit que le ministère va mettre à la disposition de l’ONAFAR, des moyens afin qu’il aille sur le terrain, pour voir ce qui se passe, ce qui a été dit. Par la suite, il va produire un rapport.

Je voudrais souligner le fait que quand on dit qu’un rapport sera fourni, cela ne veut pas dire, qu’il y a un quel conque apriori. L’usage également du conditionnel révèle que justement, l’on a pris les précautions. En disant aussi que « des sources dignes de foi », vous savez très bien que le simple citoyen est au centre d’échanges d’informations. Entant que premier responsable de ce ministère, je suis au centre de pas mal d’informations, qui peuvent être d’origine professionnelle, ou individuelle, ou qui peuvent provenir de certains partenaires. Ce n’est pas la première fois que nous recevons des informations. Il y a des moments où nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’entreprendre des actions. Cette fois-ci, entant que responsable, nous estimons qu’il était nécessaire, c’est pour cela que nous avons réagi. C’est une information digne de foi, que nous avons pu vérifier.

Au regard de cette situation, il est souhaitable pour ceux qui ont été choqués, de savoir que notre intention n’était pas de les nuire. Que chacun sois rassuré sur le fait que la mission qui sera effectuée par l’ONAFAR, va nous permettre de mieux comprendre. Déjà ce qui nous revient, peut surprendre agréablement ceux qui aujourd’hui sont dans une situation psychologique compréhensible. Il faut savoir qu’il est aussi de mon devoir de m’adresser au service rattaché qui est l’ONAFAR, pour savoir ce qui s’est réellement passé. Je souligne que c’est l’une des rares fois que le ministère en charge du culte va mettre à la disposition de l’Observatoire, des moyens pour qu’il mène ce type de travail. C’est un début, ce n’est pas une fin. Cela aussi contribuera à crédibiliser la structure, ce qui va aussi rassurer les uns et les autres sur le terrain.»

Lamine A. KABORE    

Zoodomail.com

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