Ministère des Affaires religieuses et coutumières : Issaka Sourwema échange avec les faîtières religieuses

Soumis par Redaction le mar 06/12/2022 - 18:38
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Le ministre des Affaires religieuses et coutumières, Issaka Sourwema a rencontré les 28 et 29 mars 2022, les premiers responsables de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), de la Conférence épiscopale Burkina-Niger et ceux de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) à Ouagadougou. Au cœur des échanges, une prise de contact et la contribution de ces acteurs religieux en vue de la résolution de la crise sécuritaire et un retour à la paix au Burkina Faso.

Avec ces faîtières, le ministre en charge des affaires religieuses a confié que le Faso est unique dans sa forme républicaine, mais du point de vue confessionnel et coutumier, il est pluriel. Au regard de cette pluralité a-t-il poursuivi, il revient ainsi au ministère en charge des questions religieuses et coutumières de se pencher sur cette diversité.

Issaka Sourwema a rappelé que cette diversité de croyances au Faso est symbolisée par la FAIB, par la FEME, par la conférence épiscopale Burkina-Niger et par la chefferie coutumière.

« L’homme ne vit pas que de pain et d’eau, il vit aussi d’esprit et de foi. Et vous savez que si vous vivez de pain et d’eau, vous n’êtes pas mieux que le mouton ou la vache. Or, que ce soit dans les cadres traditionnel et coutumier, ou que ce soit dans le cadre des religions abrahamiques, il est compris que l’être humain est créé à l’image de Dieu. », s’est exprimé le ministre en charge des cultes.

Il a poursuivi en signifiant que si un tel ministère a été créé, lui-même se considère plutôt comme un missionnaire chargé d’être en relation avec ces entités religieuses, de manière à ce qu’on sache que le gouvernement est conscient de la contribution des uns et des autres au renforcement de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Le Pasteur Henri Yé, président de la FEME, a salué cette visite de courtoisie qu’il a qualifié de proximité qui permet d’échanger, de conjuguer les efforts pour que le Burkina retrouve sa quiétude d’antan. Considérant cette proximité, il a rassuré qu’un des leviers à actionner sera la prière dans ce sens.

Quant à Mgr Laurent Dabiré évêque de Dori et président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, il a saisi cette occasion d'échanges avec le ministre Sourwema pour prier pour la réussite de sa mission et lui « exprimer quelques souhaits pour que ce ministère puisse aider les coutumiers et religieux à donner leur contribution précieuse et nécessaire à l’édification d’un Burkina Faso pacifié, réconcilié et solidaire ».

Après la FEME et la Conférence épiscopale Burkina-Niger, le ministre Issaka Sourwema a rencontré le présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina dans l’après-midi du mardi 29 mars.

Le représentant de cette fédération, Alassane Soré et les autres membres du présidium ont salué l’avènement du ministère en charge des affaires religieuses et coutumières au Burkina Faso. Ils ont également réitéré leur disponibilité à accompagner son premier responsable dans l’accomplissement de ses missions. Les responsables de la FAIB ont aussi évoqué avec leur ministre de tutelle les rapports entre l’Etat et les communautés religieuses, la laïcité, les lieux de cultes, la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent, le vivre-ensemble au Burkina Faso.

Issaka Sourwema, à travers ces échanges, veut inviter les religieux et coutumiers à jouer leur rôle de paix dans la société. Pour lui, l'être humain dispose en lui d'une bonne dose de divinité qui doit s’exprimer de façon angélique. Ce qui commande qu'un point d’honneur soit mis à faire du bien, à privilégier nos pulsions de vie dont l’affection, l’amour, l’amitié que nous avons pour les uns et les autres en lieu et place des pulsions de mort, de mépris ou d’intolérance, a-t-il argumenté.

A propos de l’insécurité, Issaka Sourwema a estimé que les problèmes auxquels le Burkina Faso fait face, ne peuvent pas trouver des solutions dans les réponses seulement militaires. Il pense qu’il faut prendre en compte des aspects « culturels, confessionnel, cohésifs… » Et cela, le gouvernement l'a bien compris.

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