Attaques terroristes

Dégradation de la situation sécuritaire, élections de Novembre 2020, enrôlement des électeurs de l’intérieur, Coronavirus, cérémonies pompeuses de lancements de travaux : l'opposition politique, en parle ...

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Le point de presse hebdomadaire du CFOP, a été animé par Yumanli LOMPO, Président du PNDS ;
et Alphonse-Marie OUEDRAOGO, Président de l’URD/MS . Voici la déclaration liminaire.

Nous sommes au 407ème jour du massacre de Yirgou. L’Opposition politique continue de réclamer justice pour le Chef de Yirgou, ses proches et les 210 Peuls tués dans cette barbarie inqualifiable. L’Opposition dénonce également l’ethnicisme qui remet en cause notre unité en tant que nation.
Aujourd’hui, nous vous proposons comme sujets :
- la dégradation de la situation sécuritaire,
-les élections de Novembre 2020,
- l’enrôlement des électeurs de l’intérieur,
- le Coronavirus,
- et les cérémonies pompeuses de lancements de travaux.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Plus un jour ne passe sans que le sang des Burkinabè ne coule. La situation sécuritaire s’est sérieusement dégradée. Nos populations civiles sont victimes de massacres, de menaces et de famine. En effet, l’Opposition politique note avec une grande désolation que les attaques de marchés et de lieux de cultes, de même que les tueries de masse, deviennent de plus en plus le mode opératoire des ennemis du Burkina Faso.
L’Opposition demande à nouveau au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour minimiser les pertes en vies humaines, en sécurisant les populations et leurs biens. Cela passe par l’anticipation et la réactivité.
Car, le plus souvent, des alertes sont données et des ultimatums lancés aux populations, avant les massacres.
Nous ne cesserons de le dire, le problème ne vient pas de nos braves FDS. Elles qui, nuit et jour, se battent pour défendre avec dignité la terre de nos ancêtres. La preuve est que hier lundi, huit assaillants ont été neutralisés et un autre capturé ans l’attaque contre le poste de gendarmerie de Tanwalbougou, dans la province du Gourma.
Nos FDS sont donc professionnels, courageux et combatifs. Si le Burkina est encore débout, c’est grâce à leur patriotisme. Le problème, disions-nous, vient du manque de leadership et de vision des dirigeants politiques, plus préoccupés à piller les ressources du pays, à jouir du pouvoir entre copains, et à régler des comptes personnels.
Mesdames et Messieurs, dans le même registre sécuritaire, plus de 2300 écoles sont fermées à ce jour. Plus de 325.000 élèves ne partent plus à l’école, et environ 10.000 enseignants se retrouvent en chômage technique, tandis que 10 autres ont perdu, hélas, la vie. Ce sont là des chiffres fournis par le Ministre en charge de l’Education nationale.
Cela montre qu’en moyenne, chaque semaine, 12 écoles se ferment et près de 1700 élèves se retrouvent dans la rue. C’est une situation dramatique.
A l’analyse, le Gouvernement n’a plus le contrôle de la situation. C’est pourquoi nous l’exhortons à faire appel à toutes les compétences nationales et aux amis sincères du Burkina Faso, afin de combattre l’hydre terroriste.
Le régime de Roch Marc Christian KABORE a failli. Le reconnaître ce n’est pas une honte. Au contraire, ce serait le début d’une recherche de solutions véritables pour sauver ce pays que nous aimons tous.

Chers journalistes,
L’Opposition politique vous a annoncé, à travers un communiqué de presse, qu’elle est en train d’élaborer un Accord politique dans le but de remporter les élections couplées de Novembre 2020. Toutes les chances sont du côté de l’Opposition. Roch KABORE sera éliminé dès le premier tour, à cause de gestion calamiteuse. Le MPP a même intérêt à changer de candidat, car Roch KABORE est disqualifié aux yeux des Burkinabè pour diriger encore ce pays.
Les déclarations du Bureau politique national du MPP sont vaines et manquent de crédibilité. En effet, le rapport de force est du côté de l’Opposition politique et la marche vers le changement est irréversible.

Mesdames et Messieurs,
Hier lundi 10 février, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a officiellement lancé à Dédougou, la révision des listes électorales en vue des élections couplées du 22 novembre 2020.
L’Opposition politique se réjouit du lancement de l’opération. Elle demande à la CENI de tirer les leçons du passé, pour un bon déroulement de l’enrôlement, et une forte participation des citoyens.
En outre, l’Opposition invite l’ensemble des citoyens burkinabè, qui ont 18 ans ou plus, à s’inscrire sur le fichier électoral pour pouvoir voter le changement le 22 novembre prochain.
L’enrôlement incluant les différents types d’élections à venir, la CENI a demandé la prise d’un décret autorisant les jeunes âgés de 17 ans à s’enrôler pour pouvoir voter à partir des municipales de 2021. L’Opposition politique sera vigilante pour que cette initiative n’ouvre pas les portes à des manipulations.
Du reste, comme le savent les Burkinabè, le Président Roch Marc Christian KABORE et sa Majorité ont échoué sur toute la ligne.
La seule manière légale et pacifique de leur retirer la gestion de notre pays, c’est de voter contre eux en novembre. La carte d’électeur est donc l’arme pacifique et libératrice que chaque Burkinabè majeur doit posséder.

Chers journalistes,
La Chine continentale est confronté depuis quelques temps, à une épidémie de coronavirus, ayant entrainé beaucoup de morts. L’Opposition burkinabè témoigne de sa compassion et de sa solidarité aux autorités chinoises, dans cette situation difficile.
Concernant ce mal, des médias burkinabè font état de ce qu’un expatrié chinois, suspecté d’être atteint du coronavirus, a été mis en quarantaine à l’hôpital de Tengandogo.
Interrogé sur la question, le Ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, a confirmé les faits, sans dire si oui ou non, l’intéressé est atteint du virus.
Il a simplement déclaré que des réunions se sont tenues entre l’OMS et le Ministère de la santé pour faire l’évaluation de la situation.
Le ministre de la communication a aussi déclaré que les étudiants burkinabè en Chine seraient pris en charge.
L’Opposition politique prend acte des mesures préventives prises par le Gouvernement. Elle demande que tout soit mis en œuvre pour éviter l’apparition du coronavirus dans notre pays.
L’Opposition félicite le personnel de la Santé pour son engagement sans faille et sa détermination à protéger les Burkinabè du virus, malgré la modicité des moyens.
Le Burkina Faso souffre déjà de l’insécurité et de bien d’autres maux. Il faut donc tout faire pour ne pas en rajouter.

Chers amis de la presse,
Le jeudi 6 février dernier, le Ministère des Infrastructures a procédé au lancement des travaux de l’Avenue de l’Insurrection populaire au quartier Sarfalao de Bobo-Dioulasso.
Si le bitumage de cette voie est une bonne chose en soi, la mobilisation d’un parterre de ministres pose problème. En effet, pour l’inauguration d’un kilomètre et demi de voie, le Maire de Bobo-Dioulasso pouvait valablement présider la cérémonie.
Mais puisque nous avons un Gouvernement oisif et en manque d’initiatives, un gotha de ministres y sont allés avec de grosses cylindrées, avec frais de mission sur le dos du contribuable. Tout cela pour battre campagne.
Mais, le MPP doit savoir que ce qui préoccupe prioritairement le peuple, ce ne sont pas des fragments de routes, mais la Sécurité. Les morts ne circulent pas sur le bitume.
Il faut que, par décence et eu égard à la situation sécuritaire actuelle, le Gouvernement arrête la dilapidation des maigres ressources publiques.


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