Togo/3è attaque djihadiste dans les Savanes: pas de dégâts, de blessés et pertes en vies humaines chez les FDS, mais des inquiétudes demeurent

Soumis par Redaction le ven 17/06/2022 - 16:28
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Contrairement aux heures qui ont suivi l’attaque djihadiste meurtrière de Kpékpakandi (dans le Kpendjal, dans la nuit au 10 au 11 mai 2022), le haut commandement des FAT (Forces armées togolaises) n’a pas publié de communiqué officiel, mais a livré des détails épars autour de ce nouvel assaut terroriste contre le nord-Togo.

Les échanges de tirs nourris entre des éléments des FDS (Forces de défense et de sécurité) et des assaillants terroristes durant plusieurs heures à l’aube de ce 16 juin (dans le nord-ouest du Togo, canton de Gnoaga et Gouloungoussi) n’ont causé aucune «perte en vies humaines ni des dégâts matériels» dans les rangs togolais. Une information confiée par le haut commandement des FAT à plusieurs médias locaux et étrangers ces dernières heures, à la place d’un communiqué en bonne et due forme.

Des témoins des longs échanges de tirs nourris dès l’aube de ce 16 juin dans les Savanes avaient confié dans la matinée à «aLome.com» l’absence de dégâts humains parmi les FDS après les affrontements avec des terroristes. Tout en notant le quadrillage de la zone par des détachements renforcés des FDS.
Cependant, la troisième incursion djihadiste dans les Savanes a relancé auprès de plusieurs habitants de cette Région économique l’utilité de «la dotation des FDS de davantage de moyens matériels conséquents pour faire face à de probables nouvelles attaques».

«La zone (nord-Togo) est probablement infiltrée depuis de longs mois par des terroristes ou des personnes qui constituent leurs béquilles au Sud du Sahara. A cause des liens de parenté poussés entre plusieurs familles des Savanes et celles du sud du Burkina Faso, il est très difficile de démêler les agresseurs de personnes pacifiques. En la matière, la permanence de la sensibilisation est le meilleur remède», confie et analyse un jeune habitant de Cinkassé sous anonymat. Ce dernier est un habitué de la circulation sur les principaux axes routiers des Savanes et de la Nationale numéro 1.

«On a davantage besoin de vecteurs aériens (drones performants et hélicoptères) et terrestres dans la zone dans l’effort de quadrillage. Le péril djihadiste qui était à nos portes nous touche désormais, et il faut agir hic et nunc, à part l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sécuritaire décrété le 13 juin dernier», plaide un employé dans le privé dans la ville de Dapaong, aussi sous le sceau de la discrétion.

L’ANPC (Agence nationale de la protection civile) fournit dans les Savanes depuis le début de la semaine de «l’assistance humanitaire à plus de 600 réfugiés burkinabé victimes du terrorisme dans l’est de leur pays», a détaillé officiellement cette Agence.

L’incursion djihadiste de ce 16 juin est intervenue quelques jours après l’alerte lancée par les autorités ghanéennes autour «de mouvements suspects dans la région nord-est du territoire ghanéen». Une zone frontalière avec le nord-ouest du Togo et le sud-ouest du Burkina Faso.


Les Savanes en alerte depuis lundi dernier

C’est à travers un projet de décret adopté ce 13 juin à la faveur de la tenue du 13è Conseil des ministres en 2022 du Gouvernement togolais que l’Etat du Togo a instauré l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes.

«Notre pays a été victime d’une attaque djihadiste dans la nuit du 10 au 11 mai 2022 visant un poste avancé du dispositif de l’opération Koundjoaré situé dans la localité de Kpékpakandi (préfecture de Kpendjal)», a rappelé l’exécutif togolais pour justifier sa démarche. «Ces évènements interviennent après une précédente tentative d’attaque, dans cette même partie du territoire national, vaillamment repoussée par les Forces de défense et de sécurité dans la nuit du 10 au 11 novembre 2021», a encore détaillé le pouvoir exécutif du Togo.

«Dans le but de créer un environnement et les conditions propices aux mesures administratives et opérationnelles nécessaires à la bonne conduite des opérations militaires, au maintien de l’ordre et de la sécurité dans cette Région, le Gouvernement a pris le présent décret», s’est justifié le Gouvernement Dogbé I. Rassurant au passage que cette mesure «renforcera la célérité de la prise des décisions et facilitera une meilleure agilité des services publics et des Forces de défense et de Sécurité».
L’attaque de Kpékpakandi de la mi-mai 2022 avait été revendiquée par le JNIM (Groupe de soutien de l’islam et des musulmans), une nébuleuse régionale liée à Al Qaïda.
Premier assaut djihadiste meurtrier sur le sol togolais, l’attaque de Kpékpakandi avait coûté la vie à 8 soldats togolais. 13 autres ont été blessés durant cet assaut extérieur qui a aussi vu les Forces du Togo «abattre au moins une quinzaine d’assaillants», selon des chiffres officiels.



Edem G. & Akoyi A.

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