Culture

Abdoul Karim SANGO et Tahirou BARRY : l'affection retrouvé ?

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J’ai rencontré à ma demande, hier jeudi, mon frère et prédécesseur à la tête du département en charge de la culture, Tahirou Barry. Ne dit-on pas qu’aucune barrière ne résiste à la culture. Et, c’est à l’aune de cette vérité qui a défié le temps qu’il faut mesurer cette retrouvaille entre mon frère et moi qui avons partagé jusqu’à la natte avant que les démons politiques ne fassent leur œuvre. Cependant, les archives politiques de l’Afrique nous enseignent qu’il n’existe pas de denrée impérissable en politique. Désormais cette parenthèse est bien refermée au nom du seul combat qui vaille pour le Burkina.
Avec la bénédiction de notre père spirituel et intellectuel, le professeur Laurent Bado, nous avons décidé de faire table rase sur cet épisode douloureux de notre cheminement marqué d’engagements assumés pour la liberté et la démocratie. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise pour reprendre le mot de Hampaté Bâ. Et c’est sur cela qu’il faut construire le Burkina nouveau.
Sans donner de leçons à personne, nous espérons mon frère et moi que notre geste inspire bien d’autres acteurs dans un pays où les lignes de fractures politiques restent très marquées entre des gens qui ont souvent fait la pluie et le beau temps ensemble. La réconciliation sincère disait Denis St-Pierre : « est bien plus qu’un geste de bonne volonté. C’est une force profonde qui déclenche d’admirables effets». Lit -on sur la page Facebook du ministre Sango

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