Arts et culture : l’œuvre « Calypso », de Anthony Ouédraogo remporte le prix « Prosper Kompaoré pour la paix en Afrique »

Soumis par Redaction le ven 23/09/2022 - 21:51
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Le prix « Prosper Kompaoré pour la paix en Afrique », du nom de l’homme des arts du théâtre que certains connaissent et qui est père fondateur de l’Atelier théâtre burkinabé (ATB) a été initié par l’Association culturelle Sylvie Chalaye depuis l’an 2021, et cela avait été annoncé lors des Journées culturelles en juillet dernier.

Pour l’histoire, en février 2022, le lancement est fait, puis, le comité reçoit 45 textes provenant de 05 pays, que sont le Burkina Faso, le Bénin, le Cameroun, la Guinée et le Togo. 05 femmes et 40 hommes étaient de la compétition. Le jury a été émerveillé par la variété des thèmes, et, celle du jeu dramatiste. 06 lauréats ont été retenus par la suite. Bien qu’il fallait cinq lauréats, le sixième vient comme un coup de cœur du jury, et qui est titré « Conglomérat », du Béninois Yeliman Germain Guissou, une pièce qui traite des conditions de vie des immigrés clandestins noirs en Europe, s’adonnant à la drogue, à la vie de gang, entre autres actes condamnables.  Hortense Tapsoba remporte le 5è prix avec son œuvre « les Vautours », qui fait référence à la chanson du même titre de Abdoulaye Cissé et qui parle de la solidarité qui a toujours existé entre les Mossi et les Peulhs. Le 4è lauréat est  Sidi Yaga, avec son œuvre « La lapidation », traitant du rite d’assassinat des enfants incestueux par des sacrifices, sans pour autant bannir ou punir les parents auteurs de ces actes-là.  « Si et seulement si » de Jean-Baptiste Nacanabo, est la troisième œuvre retenue qui raconte une histoire entre deux individus, une fille, tenancière de maquis, et, son père qu’elle n’avait jamais rencontré.

« 200 ans minimum », deuxième œuvre lauréate,  est de Noël Minoungou. Drame qui raconte les souffrances des personnes âgées dans les maisons de retraite. Malgré l’autorisation d’une visite par mois, elles ne reçoivent pas celle de leurs enfants, d’où leur souhaiter de vivre 200 ans minimum afin de goûter un peu à cet abandon dont elles sont victimes.

« Calypso », 1ère œuvre, est de Anthony Ouédraogo, et raconte une  relation entre un homme et une femme. Celle-ci  est propriétaire d’une maison close, puis, un jour, un client perd un objet. Plus tard, l’on découvre que ledit client est le maire de la ville. Outre cela, il est un ancien amant de cette gérante de la maison close. S’en suit une sorte de chantage qui fait que la femme, qui détient l’objet que le maire a perdu et qui est la source de son élection,  politiquement parlant, lui dit d’annuler son décret municipal sur la décision de fermer les maisons closes...

Le président du jury, Pr Yves Dakuyo, se dit très satisfait de cette participation, surtout par l’originalité des thèmes. L’Association culturelle Sylvie Chalaye a été créée en avril 2013 (reconnu par récépissé en 2020) par Siaka B. Sawadogo, qui est anthropologue. Il a été ébloui par Sylvie Chalaye, une passionnée des arts et de la culture, d’où cette initiative. Le directeur  de l’association est le Dr. Issiaka Tiendrebéogo. Il explique que l’Institut français, qui est leur allié, promet de promouvoir les œuvres retenues par des créations. Propos confirmés par Pierre Muller, directeur de l’institut.  Il y aura aussi l’édition de celles-ci, et les dividendes iront aux lauréats ensuite.     

PH.Lefasonet

Vincent B

Zoodomail.com

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