Devant le tribunal

Devant le Tribunal : 02 mois de prison et 250 000 FCFA d’amende avec sursis requis contre le journaliste Ladji Bama

Soumis par Redaction le mar 02/03/2021 - 12:37
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Affaire assez complexe au sein du Tribunal de grande instance de Ouagadougou, où Ladji Yacouba Bama, journaliste d’investigation, a été attrait en justice par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), et les débats ont eu lieu le lundi 1er mars 2021.

Pour l’histoire, Ladji Bama revenait d’un travail qu’il a fait en partenariat avec le Ren-lac et une autre structure, à Dori. Sur le chemin de retour, cela en compagnie d’autres personnes dans le véhicule,  il reçoit des impacts sur son pare-brise. Il continue à Ouagadougou, estimant que cette affaire n’était pas claire, et  va faire une expertise qui lui dit qu’il a été victime de tirs de balles d’armes à feu et, qu’il a eu la chance, parce que la personne qui a tiré l’a fait de loin.

Donc, après une interview accordée au journal(Courrier Confidentiel ) où il exerce, il se met ensuite à publier sur sa page Facebook qu’il soupçonne le parti au pouvoir et Essakane SA (pour l’affaire dite de charbon fin) d’être à l’origine d’attenter à sa vie.

Tout cela s’est passé au mois de décembre 2020. En tous les cas, il se trouve que ce n’est pas pour des délits de presse que Ladji Bama est poursuivi, mais pour des faits de diffamation par le canal de Facebook, donc passible du pénal.

Le procureur l’explique en disant que celui-ci a déposé une plainte contre X dès le départ, mais n’a pas attendu la fin de l’instruction, avant de pointer le doigt sur des présumés soupçonnés. Allégations ou imputations, en tous le cas, la partie défenderesse de Bama, en l’occurrence Me Prosper Farama et Me Bénao, sont contre les accusations portées sur leur client parce qu’en aucun cas il n’a affirmé que ce sont le MPP et Essakane qui attentent à sa vie, mais dit tout simplement qu’il a des soupçons. Me Farama explique en ce sens qu’il y a amalgame et qu’il s’agit d’une opinion personnelle et non une accusation ferme. Il estime que les soupçons sont une antithèse de l’affirmation, donc une opinion personnelle qui est inopérant.  Donc, pas de quoi fouetter un chat pour cela.

Le procureur estime cependant que cette publication ne relève pas du travail de journaliste, car publié sur Facebook, donc pas dans le canal du journal, et estime que l’infraction relève du pénal. Il requiert de ce fait que Ladji Bama Yacouba soit condamné à une peine de prison de 2 mois pour diffamation et une amende de 250 000 FCFA, le tout avec sursis. La partie adverse, représentée par Me Pierre Yanogo et sa consœur, réclame 1 FCFA et des frais exposés à hauteur de 1 million FCFA. Le délibéré est pour ce 15 mars prochain.

FT

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