Devant le tribunal

Devant le tribunal: Goré avait fui avec plus de 13 millions FCFA en Côte D'Ivoire, et devient "COMPAORE", au Faso

rgh

S. Goré est  de nationalité étrangère . Il est accusé d'abus de confiance, de faux par fourniture de faux renseignements, de complicité de faux et d'usage de faux en écriture. Il avait à ses côtés S. Fayçal, Compaoré M. et G. Albert, qui sont tous prévenus dans une rocambolesque affaire de ce qui est reproché à Goré. Une affaire qui a  été débattue devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le mercredi 04 décembre 2019, en matière pénale. 

 

Goré est un jeune homme qui est arrivé de la Côte D'Ivoire Il s'installe dans un quartier de la ville de Ouagadougou, et veut aller en Europe, Cependant, ses papiers  qui le montrent comme étant de nationalité ivoirienne ne lui permettent pas d'avoir rapidement son visa. Il se retourne vers Fayçal, un Burkinabé qu'il a connu et qui se propose de l'aider à avoir un acte de naissance burkinabé, ce qui lui permettra de se trouver les papiers rapidement. 

 

C'est ainsi que les deux vont voir Compaoré, le troisième larron, qui promet arranger les choses. Il contacte de ce fait G. Albert, qui travaille au sein d'une mairie de la place, lui explique que son ami  Goré a besoin de papiers et veut changer d'identité afin d'aller en Europe, parce qu'au sein de son ambassade, c'est compliqué. 

 

Albert, qui travaille au sein de la mairie comme agent recruté dans le cadre la Haute intensité de mains d'oeuvre, est partant pour aider Goré qu'il connait et qu'il considère comme un fils. 

Il prend alors l'acte de naissance du père de Compaoré, et, après avoir soustrait  des documents au sein du service d'état civil de la mairie, parvient à donner un acte de naissance à Goré. Désormais, celui-ci s’appelait Compaoré Sylvain, au lieu de Goré, le tout ayant été fait sur la base de l'acte de naissance du père de Compaoré. 

 

Un fils que celui-ci ne connait pas, de toute façon, comme l'a dit le procureur au passage, car le petit Compaoré lui a donné des enfants qu'il ne connait même pas. 

Après ce premier acte d'établissement d'acte de naissance, ce fut le tour des établissements du casier judiciaire et du certificat de nationalité burkinabé. 

Grace encore à G. Albert, tout est établi, et Goré avait donc ses papiers en mains pour aller chercher son passeport qu'il a pu avoir, par ailleurs. 

 

Goré avait fui avec plus de 13 millions FCFA de son employeur de Côte D'Ivoire

 

Il se trouve que Goré était recherché par Interpol, parce qu'il a commis des gaffes sur la somme de plus de 13 millions FCFA. Car il travaillait pour une société privée basée en Côte d'Ivoire, était en charge des recouvrements, mais a disparu avec l'argent collecté. 

 

Interpol Burkina, qui a eu des échos depuis la Côte D'Ivoire pour savoir que Goré était au Burkina, met ensuite la main sur celui-ci. 

C'est là qu'il découvre que Goré détenait des documents burkinabé, en l’occurrence un passeport. 

C'est ainsi donc que pour savoir comment cela s'est fait que les agents d'Interpol ont remonté  toute la chaîne, et les trois autres ont été pris dans la nasse. 

Le premier, Fayçal, explique qu'il a tout juste voulu aider Goré qui est son ami parce qu'il le soutient beaucoup financièrement. Compaoré, le second qui a donné l'acte de naissance de son père pour l'établissement du faux acte pour Goré, explique aussi que c'est dans le même sens d'aider un ami.

 

Idem pour G. Albert, qui a soutiré des documents au sein du service de l'état civil, avec le cachet du premier responsable, a imité sa signature, entre autres actes, afin de faire bénéficier Goré de l'acte de naissance burkinabé. 

 

Toute chose qui a mis en rogne le procureur qui explique que les chancelleries au Burkina ont réduit les accords de visa par ces agissements, car ils ont constaté que de faux documents estampillés burkinabé se sont retrouvés à leur niveau. Il s'agit notamment des Etats Unis et de la Turquie, entre autres ambassades. 

Le procureur estime que même si G. Albert soutient vouloir aider un jeune homme qu'il considère comme un fils, ce n'est pas comme cela qu'il faut agir. 

En tous les cas, l'avocat de Albert explique que les prévenus ne savaient même pas que Goré avait abusé de la confiance de ses employeurs pour se retrouver au Burkina, et, les ont entraîné dans sa mésaventure. 

 

Le procureur a requis la peine de prison de 36 mois et une amende de 3 millions FCFA fermes contre Goré, 3 mois de prison et 250 000 FCFA d'amende fermes contre Fayçal, 24 mois de prison et 250 000 FCFA ferme contre Compaoré, et enfin 48 mois et 5 millions d'amende fermes contre G. Albert, celui par qui les documents ont pu être produits. Le délibéré est mis pour ce 18 décembre 2019.   

Sam C

Pour vos commentaires, éviter, tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée .

Ajouter un commentaire

Vérifions que vous n'êtes pas un robot

1 + 2 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.

Les trois dernières publications