Devant le tribunal

Devant le tribunal : " il est menteur et méchant ", dixit le procureur

Soumis par Redaction le dim 14/07/2019 - 21:50
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Le vendredi 12 juillet 2019, R. Ibrahim et T. David ont comparu devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou pour répondre respectivement de faits d’escroquerie, vol de documents, faux en écritures et complicité d’escroquerie, faux et usage de faux en écritures.

Appelé à la barre pour s’expliquer, R. Ibrahim a affirmé que dame Z. Minata, la victime était sa copine et il vivait ensemble. Selon ses déclarations, la victime est tombée malade et il n’avait pas les moyens pour la soigner, c’est ainsi qu’il a vu dans son sac le PUH d’une parcelle appartenant à la mère de la victime et une procuration de vente. A l’insu de dame Z. Minata, il prit les documents et est entré en contact avec un certain Zakaria pour la vente de la parcelle. Ce dernier lui a fait savoir qu’il avait un acquéreur et qu’il fallait finaliser les papiers de la vente. Etant donné que la victime n’était pas au courant de la vente et ne pouvant pas avoir sa caution, les deux acolytes font recours à T. David, un policier à la retraite et âgé de 69 ans. Celui-ci devait se présenter comme le propriétaire de la parcelle et à cet effet, il se fait établir une carte nationale d’identité au nom de Y. Michel. Le dossier étant bouclé, R. Ibrahim vend la parcelle à 32 millions de FCFA. Il donne un million de FCFA à Zakaria et un autre million à T. David. Pour le reste de la somme, l’accusé indique qu’elle a servi aux soins de dame Z. Minata. Un mensonge selon le parquet, car en réalité, l’accusé est allé payer un trou d’or à 6 millions de FCFA, vers la frontière du Bénin et une machine pour l’extraction de l’or à 4 millions 950 mille FCFA. Mis devant les faits, l’accusé avoue qu’il a effectivement utilisé la somme à cet effet, mais précise que le reste a servi à soigner la victime et à prendre en charge 14 ouvriers qui travaillaient pour lui au site d’orpaillage.

Faux rétorque la victime.

Selon dame Z. Minata, elle n’a à aucun moment été informer de la vente de la parcelle et c’est sa famille qui l’a saisi pour l’informer de la vente, la soupçonnant ainsi d’avoir vendu la parcelle à leur insu. Une affaire qui se retrouve devant le procureur, la manœuvre de R. Ibrahim est découverte. Celui-ci affirme que c’est la victime qui l’a remis les papiers de la parcelle pour la vendre. La victime et lui-même sont déposés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Après une enquête minutieuse du parquet, on découvre qu’en réalité dame Z. Minata est une victime et n’est mêlée à aucune manière à la vente de la parcelle.

Un menteur et méchant

Le parquet a rappelé au Tribunal à ne pas se fier à l’apparence de l’accusé car, derrière son apparence calme, celui-ci était menteur et méchant. Selon le parquet, après la vente de la parcelle, l’accusé, non seulement n’a même pas remis un copeck à dame Z. Minata mais a mis la pression pour qu’elle dise que c’est elle-même qui a remis les papiers pour la vente, alors qu’à ce moment, la victime était toujours malade. A cet effet, le parquet a demandé au Tribunal de le retenir coupable de faits d’escroquerie, vol de documents, faux en écritures et le condamner à 60 mois de prison ferme.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet...

Concernant, T. David accusé de complicité d’escroquerie, faux et usage de faux en écritures, il a affirmé avoir posé cet acte pour venir en aide à la victime, car l’argent de la vente devrait servir à la soigner. Reconnaissant avoir fauté, il a imploré la clémence du Tribunal. Son aveu de culpabilité n’a pas ému le parquet qui a estimé qu’en tant qu’ancien policier et de surcroit aîné de l’accusé, il ne devrait pas l’accompagner dans ses actes en produisant du faux. Estimant que l’infraction était constituée, le parquet a requis une peine d’emprisonnement de 18 mois ferme contre lui. La défense de T. David a plaidé la clémence pour son client. Considérant que son client était un délinquant primaire, il a demandé que le Tribunal ait la main moins lourde en condamnant son client au sursis ou à 12 mois de prison ferme, une peine d’ailleurs que son client a déjà purgé en préventive.

Finalement, le Tribunal a suivi les réquisitions du parquet, R. Ibrahim a été condamné à 60 mois de prison ferme et T. David a écopé de 18 mois ferme.

 

Sam Sisco

Commentaires

Soumis par Zoblazo (non vérifié) le lun 15/07/2019 - 08:17

Permalien

Merci de relire vos articles avant publication. Trop de fautes de grammaire élémentaires.

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