Devant le Tribunal : l'incitateur à l'extermination des Peuhls écope in extremis de...

Soumis par Redaction le mer 28/09/2022 - 06:45
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En juin 2022, sur les réseaux sociaux, notamment Whatsapp, l'on constate qu'un individu appelle à l'extermination de la communauté peuhle. Dans ses propos, et après un drame qui s'est passé dans le village de Seytenga, il dit sans ambages que celle-ci est l'auteure des attaques terroristes. Il incitait ainsi la communauté moagha à s'en prendre à celle-ci, car trop, c'est trop. C'est donc pour cela qu'il a été traduit devant le Tribunal de grande instance de Ouaga1 (TGI Ouaga1) le mardi 27 septembre 2022, pour incitation à la commission d'un délit, notamment de violences.

 

 

S. Salam à 57 ans, et père de 27 enfants de surcroît, chose confirmée par le prévenu himself. Jamais condamné, ni décoré, jamais fait la prison, entre autres réponses aux questions du Tribunal.

 

Mais il se trouve qu'au mois de juin dernier, celui-ci a fait un audio par le biais du réseau Whatsapp pour non seulement menacer le Cheikh Doukouré et un certain Balkomba, mais aussi toute la communauté peuhle. Pour les premiers, il explique que c'est ceux ci qui est leurs guides, et depuis plus de 06 ans, des attaques sont régulières, dont celle de Yirgou. Il prévient qu'après que les actes de Seytenga soient arrivés, si toutefois des actes du genre surviennent, la communauté peuhle sera décimée.

 

Un vocal qui a fait le tour de la toile, étant donné que les partages étaient vastes.

 

 

Le procureur du Faso, par le biais de la Brigade anti cybercriminalité, entreprend des enquêtes et ils mettent la main sur l'indélicat, qui, devant les juges et le procureur, reconnaît les faits.

 

Il explique d'abord qu'il a fait cet audio parce qu'il a perdu 29 de ses employés dans cette attaque. Il était à Banfora, quand tout cela est arrivé. Il se devait donc d'être revanchard, car assez frustré et en colère. Il ajoute qu'après ce vocal, plusieurs personnes l'ont appelé pour le blâmer à cause de ses propos. Il a donc tôt fait de produire un autre vocal pour se déclarer désolé.

 

Mais il demeure que les actes ont été commis.

 

Le hic dans cette affaire, révélé par le Tribunal et selon le procès-verbal d'audition, est que le prévenu a déclaré que ce sont des proches de ses employés qui étaient partis dans leur village pour la Tabaski qui ont été tués. Donc, pas un seul desdits employés.

 

Le prévenu répond qu'il a travaillé entretemps dans la région de l'Est et que ce sont ces mêmes personnes qui s'expriment en langue peuhle qui en sont auteurs. Il reconnaît que ceux-ci portaient des cagoules, mais la langue parlée est flagrante.

 

Le procureur lui demande ensuite que si toutefois les populations avaient répondu à cet appel, serait-il fier de lui-même, surtout qu'il est père de 27 enfants et à 57 ans en plus, car à cet âge-là, l'on doit déconseiller de tels propos en exemple ? Le prévenu reconnaît tout simplement qu'il a fauté et, en est franchement désolé. Comme réquisition, le procureur estime qu'il faut condamner le fautif à une peine de prison de 03 ans et une amende de 02 millions FCFA fermes.

 

Il s'en tire à bon compte, car le Tribunal l'a condamné à une peine de prison de 12 mois et une amende de 500 000 FCFA assortis du sursis. Tellement touché par ce verdict, Salam s'est agenouillé pour remercier les juges, ce qui a fait sourire ceux qui étaient vénus le soutenir et qui sont repartis sourire aux lèvres...

 

Louis SAKANDE

Zoodomail.com

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