Devant le tribunal

Devant le Tribunal/ Usurpation de fonction et de viol : le procureur requiert 11 ans d'emprisonnement pour...

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Viol et usurpation de fonction. Tels sont les faits qui étaient reprochés à A, ex-militaire devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou, le 28 août 2020.

Ce qu'on reproche à A, qui dit à la barre être un ex-militaire radié en 2011. C'est d'avoir courant le mois de mars, s'être fait passer pour un gendarme devant une jeune fille et son petit ami et d'avoir dans les mêmes circonstances de temps, violé la jeune fille en question.

Les faits se situent au moment de l'instauration du couvre-feu en riposte à la propagation du Covid-19. Ayant aperçu les tourtereaux, assis sur une moto entrain de causer dans la cours d'une école en pleine nuit. Le prévenu se serait présenté à eux en tant que gendarme et les aurait menacés d'emmener à la fourrière leur moto. Après discussions, le prévenu a confisqué les téléphones des deux individus et proposé au petit ami de la jeune fille, de rentrer chercher de l'argent et revenir payer en guise d'amende. Resté sur les lieux seul avec la jeune fille, il l'aurait conduite dans une maison puis violée.

Ce n'est pas la version exacte, se défend le prévenu. Il s'est effectivement présenté à ces deux personnes mais comme faisant partie de l'armée. Et assure-t-il, il ne les a pas menacés de conduire leur moto à la fourrière. Ce n'est d'ailleurs pas, dans une école mais derrière la cour de sa maison que les faits se sont produits, a-t-il soutenu.

Pour le prévenu, c'est un coup monté contre lui

 A, fait entendre aussi que c'est plutôt le jeune homme en le voyant venir qui a fui laisser sa copine sur place. De plus, il ajoute n'avoir fait que raccompagner à mi-chemin la jeune fille. «Le lendemain, je suis allé chez eux remettre leurs téléphones portables de mon propre chef, je ne l'aurai pas fait, si j'avais quelque chose à me reprocher»; n'a eu cesse de clamer A pour plaider son innocence.

Certes, cela ne trouve pas écho auprès du tribunal. Il est difficile de croire à la logique de votre histoire, laisse entendre le président du tribunal. Même son de cloche pour le procureur qui lui fait observer, que même en suivant la logique de sa version, comment comprendre qu'il ait gardé les téléphones portables des deux jeunes gens. En outre, le parquet porte à sa connaissance, qu'il y a dans le dossier, des déclarations de deux de ses amis dont il cite les noms qui ont confirmé qu'il a bel et bien interpellé deux individus à moto dans une école.

«Je ne connais pas ces personnes, ce ne sont pas mes amis», a simplement lancé le prévenu. Il exprime par ailleurs avoir souhaité que les plaignants soient aussi présents à la barre pour qu'ils confrontent leurs versions. Du reste, A est resté camper sur ses déclarations, c'est un coup monté contre lui.

En ce qui concerne le ministère public, il n'y a aucun doute quant à la culpabilité du prévenu pour les infractions d'usurpation de fonction et de viol. C'est pourquoi, il requiert contre lui, 11 ans d'emprisonnement.

Le délibéré est pour le 11 septembre 2020.

Florentin TAPSOBA

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