Procès Dabo Boukary : le général Gilbert Diendéré charge le lieutenant Gaspard Somé

Soumis par Redaction le mer 21/09/2022 - 07:39
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Poursuivit dans le dossier Dabo Boukary, le général Gilbert Diendéré est resté à la barre le mardi 20 septembre 2022. Il s’est défendu en déclarant n’avoir ni assisté à l’assassinat de l’étudiant en 7e année de médecine le 19 mai 1990, ni donné d’ordre. Il a par la même occasion chargé le lieutenant Gaspard Somé qui décédé ne pouvait pas se défendre. À la suite de son interrogatoire, les témoins ont été appelés pour témoigner de ce qu’ils savent des événements.

 

Le général Gilbert Diendéré n’a rien avoir avec l’assassinat de l’étudiant en 7e année de médecine, Dabo Boukary. C’est lui qui le dit. Il déclare n’avoir ni assisté à l’assassinat de la victime, ni donné d’ordre à qui ce soit, ni donné de moyens à qui ce soit, il n’était au courant de rien. D’ailleurs, souligne-t-il  « j’étais écœuré de savoir que des étudiants ont été séquestrés et qu’ils ont subi des sévices, et même qu’il y a eu mort. C’est inadmissible ». À la question de son conseil Me Abdoulatif Dabo de savoir pourquoi avoir accepté enterrer le défunt s’il n’était au courant de rien, il déclare : « humainement, je ne peux pas voir un corps, le laisser comme ça et ne rien faire ».

 

L’accusé s’est défendu en chargeant le lieutenant Gaspard Somé qui malheureusement n’est plus de ce monde pour se défendre. De ce que l’on retient de sa défense, cet officier n’en faisait qu’à sa tête. Il fait cas de dysfonctionnement au sein du corps, et déclare ne pas être au courant de tout ce qui se passait. À la question de son conseil Me Mathieu Somé de savoir s’il était au campus au moment de l’arrestation des étudiants, l’accusé répond par la négation. D’après lui, les étudiants manifestaient pour leurs intérêts. Lui qui était chargé de la protection du chef de l’Etat qui était à l’époque Blaise Compaoré, dit ne pas savoir ce qu’il irait chercher au campus. Pour ce qui est de la manifestation qui a conduit l’interpellation de l’étudiant, et son assassinat, le général voit une manœuvre des politiques et déclare qu’il n’est pas exclu que Gaspard Somé soit de connivence avec ces derniers.

 

Des témoins qui n’apportent rien à l’audience

 

Après l’audition de Gilbert Diendéré, c’est autour des témoins d’être appelé pour témoigner. À la barre, Georges Compaoré membre du CENEC, qui était sous le commandement de Gilbert Diendéré, commandant de compagnie, va déclarer ne rien savoir de ce qui s’est passé ; après avoir indiqué que c’est au lendemain du 19 qu’il a appris le décès de Dabo Boukary. Il va décharger l’accusé en affirmant à la suite d’une question qui lui a été posée, que Gaspard Somé, n’était pas aussi discipliné que ça, et qu’il ne refuse pas d’ordre. Cependant, il va indiquer qu’il ne peut pas amener des « étrangers », au Conseil de l’entente, sans l’autorisation de la hiérarchie. À la question de Me Prosper Farama de la partie civile de savoir de qui le lieutenant recevait-il ses ordres au CENEC, le témoin va donner le nom du général Gilbert Diendéré. Mais avant, il souligne, qu’il y avait des dysfonctionnements au sein du corps, et que des choses peuvent se passer à l’insu du premier responsable.

 

À sa suite, c’est Bertin Somda, gendarme à la retraite qui a déclaré ne rien savoir de ce qui s’était passé. D’après lui, c’est à travers les informations diffusées par les médias, qu’il a eu vent de ce qui s’est passé. Il faut rappeler qu’il était chef d’Etat-major de la gendarmerie au moment des faits. Dans la même veine, l’actuel ministre en charge de l’administration territoriale, le colonel-major Omer Bationo, dans son témoignage, va déclarer n’avoir pas grande chose à dire ; parce que tout simplement n’étant pas présent.

 

Me Halidou Ouédraogo, membre du MBDHP, à l’époque, a aussi témoigné. Il s’est impliqué dans la libération des étudiants interpelés à la suite de la manifestation. Il a appelé Salif Diallo dans ce sens, une déclaration que confirme l’ex DIRCAB dans son témoignage. S’il a déclaré qu’ils sont partis tous les deux en plus d’un autre membre du MBDHP au Conseil de l’entente pour la libération des étudiants, ce n’est pas l’avis de l’avocat de profession. Diendéré viendra confirmer plus tard, qu’il n’était pas effectivement présent au Conseil de l’entente.

 

À la suite de ces témoins, d’autres également, ont été appelés à la barre.

 

Alex BANCE

Zoodomail.com

 

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