Devant le tribunal

Séparation entre concubins pour un bulletin de naissance .

puo

Coups et blessures volontaire (CBV), telle est  l'accusation portée contre sieur D. Razac, par demoiselle Nagalo M., en citation directe à comparaître. En fait, il s'agit d'un couple qui vit en concubinage et qui ont entre temps des bisbilles. Pour cette fois-ci, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. La plaignante a expliqué l'affaire devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou le vendredi 22 mai 2020. 

Voici un couple de concubins qui vit ensemble depuis quelques années. Ils ont eu le temps d'avoir deux enfants. L'homme travaillait dans une entreprise de la place et a perdu son emploi. Il cogite en attendant d'en trouver un autre. Le temps passe et c'est toujours le statu quo. La femme, qui encaisse les mauvaises humeurs de son mari, explique qu'il la violente souvent. Elle décide alors de rentrer chez ses parents. 

Au mois de septembre 2018, elle demande à son concubin son bulletin de naissance qu'il gardait par devers lui et celui-ci lui demande pour quoi faire. Elle lui répond qu'elle en a besoin parce qu'elle doit s'en aller. Razac, le prévenu, lui dit qu'il est sur le point de sortir et d'attendre le soir. Elle insiste, et cela devient une empoignade entre les deux. Razac explique qu'il voulait partir et sa copine a barré la porte pour l'en empêcher. Elle a même déchiré sa chemise et il est allé se rechanger. C'est donc après cela qu'elle essaie encore de l'empêcher de sortir, et, selon lui, il a attrapé son bras et l'a balancé sur les fauteuils puis est parti à son rendez-vous. 

 

Il revient et trouve que sa concubine est partie, avec les deux enfants. Il la voit plus tard pour lui donner le bulletin de naissance en question, mais elle  estime que l'affaire sera réglée en justice. Elle était cependant allée se faire consulter par un médecin qui lui a établi un certificat médical en bonne et due forme où elle a eu une incapacité totale de travailler de 05 jours.  

 En l'an 2019, elle porte plainte devant le procureur du Faso. Et c'est le vendredi 22 mai 2020 que l'affaire est jugée. Toute chose qui fait qu'en la matière, le délai d'un an est prescrit. 

 

Pour sa part la victime réclame la somme de 50 000 FCFA pour ses frais d'ordonnance et 15 000 F mensuel pour la prise en charge des enfants dont elle en a la garde depuis septembre 2018. Mais le tribunal a vite fait de lui expliquer que ce n'est pas leur juridiction qui s'occupe de cette prise en charge et qu'il va falloir s'adresser à d'autres juges habilités à cela. Pour l'heure, il s'agit de faits pénaux, donc, il va falloir aller ainsi selon la poursuite mentionnée.  

Le procureur a vite fait de découvrir le fond de cette bisbille. Il explique clairement au prévenu que ce n'est pas en voulant garder le bulletin de naissance de la femme qu'elle va rester avec elle, mais en toute chose, il faut dialoguer. In fine, le procureur a expliqué que le délai de la poursuite qui est d'un an est prescrit, donc prend acte de la procédure. Pour dire que toute action est éteinte contre Razac. 

Image illustrative
Flora TAPSOBA

Pour vos commentaires, éviter, tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée .

Ajouter un commentaire

Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.

5 + 9 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.

Les trois dernières publications