Supposé marché de jambes en l'air ...

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Voici une affaire qui ne doit pas passer inaperçue et qui a été débattue au sein du Tribunal de grande instance de Ouagadougou ce 13 février dernier. Il s'agit en fait d'un monsieur, Nana X., qui, via les réseaux sociaux, a créé des liens entre plusieurs personnes. Il se trouve cependant que ces liens sont pour mettre en contact des hommes et femmes qui désirent se croiser et faire tout ce que l'on sait par ailleurs pour la suite.  

 

Il explique que plus d'une centaine de personnes sont en lien avec sa page.  Il y'a eu dans cette affaire de liens demoiselle Samira qui semble être une facilitatrice. Le pot -aux- roses à pété de toute façon entre-temps parce que deux jeunes filles que sont N. X.  et H. Y. se sont inscrites sur lesdits liens sans pour autant savoir de quoi il s'agit. À leur grande surprise donc, sieur Nana les appelle pour les mettre en contact avec des hommes en exigeant de ce fait un pourcentage sur un supposé marché de jambes en l'air et dont il a fixé déjà le prix à l'avance,  par ailleurs.

C'est dans cette affaire qu'entre aussi en jeu Samira qui convainc les filles et essaie de les orienter comme il faut. Sauf que pour cette fois-ci avec les deux plaignantes, ce n'était pas des filles qui cherchaient de l'argent en se prostituant sur les réseaux sociaux mais qui voulaient juste se faire de l'amitié. Elles étaient étonnées que Samira vienne leur proposer de sortir avec des hommes, en encouragement à Nana. 

C'est donc à partir de là que les filles se sont senties diminuées par ces genres de choses et ont posé plainte pour ce manque de respect. 

Samira explique pour sa part qu'elle a souscrit en toute franchise à cette affaire parce qu'elle y a vu des opportunités pour se faire des amis et plus tard,  comme son commerce ne marchait pas et que Nana lui envoyait des messages pour des contacts avec des personnes qui veulent bourlinguer, elle s'y est lancée et à eu certaines relations avec 04 hommes que lui a montrés Nana.  Elle explique que pour les deux premières relations, elle a reçu 15 000 FCFA des deux, puis 20 000 FCFA et ensuite 10 000 F.  Et dans tout cela elle n'a bénéficié que de la somme de 24 000 FCFA parce que les conditions étaient données par Nana qui la mettait en contact avec les personnes qui sont en lien avec cette affaire. 

C'est donc dans ce cadre qu'elle a accepté être une sorte d'intermédiaire pour convaincre les autres filles à emprunter le même chemin. Mais les choses les rattrapent parce que les deux plaignantes ne sont pas sur cette même longueur d'onde et se sont senties vilipendées. 

Nana,  pour sa défense, explique qu'il ne savait pas que cette activité était interdite par la loi et voulait simplement rendre service aux hommes et femmes qui désirent se croiser. Faux cependant, explique le procureur qui explique qu'en fait les deux prévenus savaient qu'il y a de l'argent dans cette affaire et donc ont décidé d'en faire leur caverne d'Ali Baba. Il requiert ainsi que ceux-ci soient reconnus coupables de proxénétisme et condamnés à la peine de prison de 36 mois et une amende de 01 million le tout ferme.  Le délibéré est pour ce 27 février prochain. 

Image illustrative : ladepeche

Sam C

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