9e édition du TAC : les Premiers ministres burkinabè et ivoirien coprésident un Conseil conjoint de Gouvernements

Soumis par Redaction le mar 27/07/2021 - 14:39
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Dans le cadre de la 9e conférence au sommet des chefs d'Etat du Traité d'Amitié et de Coopération (TAC) entre la République de Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, les Premiers ministres des deux pays, Patrick Achi et Christophe Joseph Marie Dabiré, ont coprésidé ce mardi 27 juillet 2021 à Abidjan, un Conseil conjoint de Gouvernements. Cette rencontre constitue une occasion pour les deux parties, d'examiner les conclusions des travaux menés par les experts, ainsi que des dossiers spécifiques, qui seront par la suite soumis à l'appréciation des présidents Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré.

Les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire sont au beau fixe. Elles se développent même davantage chaque année, à travers le Traité d'Amitié et de Coopération (TAC). Institué depuis 2008, cet instrument a permis en effet aux deux pays, de renforcer les liens d’amitié entre leurs peuples, ainsi que leur coopération, à travers notamment de nombreux accords et projets de développement.

Arrivé dans la capitale économique ivoirienne, le lundi 26 juillet 2021, à la tête d'une forte délégation composée d'une dizaine de ministres, le Premier ministre burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, a co-dirigé ce mardi dans la matinée, avec son homologue ivoirien Patrick Achi, un Conseil conjoint de Gouvernements.

Dans son discours d'ouverture, le chef du Gouvernement burkinabè a d'abord salué "l'excellence des liens historiques et séculaires d'amitié, de fraternité et de solidarité entre la République de Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. "Nos peuples respectifs, a-t-il souligné, perçoivent le Traité d'Amitié entre nos deux pays, comme un des leviers de la réalisation de leurs profondes aspirations".

De l'avis de Christophe Joseph Marie Dabiré, le Conseil de gouvernements va permettre d'examiner les conclusions des travaux menés par les experts des deux délégations respectives, et qui seront par la suite soumises à l'attention des chefs d'Etat.

Il a rappelé que depuis la précédente conférence au sommet, tenue à Ouagadougou en juillet 2019, des progrès substanciels ont été enregistrés, dans le cadre de la mise en oeuvre des recommandations de la fructueuse coopération.

Ainsi, on peut retenir, selon le chef du gouvernement burkinabè, que les avancées touchent entre autres, les secteurs de la défense et de la sécurité, de la diplomatie, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et de la culture, des infrastructures routières et ferroviaires, de l'énergie, des mines, de la coopération administrative décentralisée et transfrontalière, de la justice et des droits humains.

Christophe Dabiré a cependant révélé que l'irruption de la pandémie de la Covid-19 en 2020, a eu un impact économique et social négatif au niveau de nos Etats. Cette maladie a empêché selon lui, la tenue de nombreuses rencontres bilatérales, notamment le TAC qui devait avoir lieu en 2020. "La Covid-19 a également conduit à la fermeture des frontières entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, ce qui a eu pour conséquence, de freiner considérablement la circulation des personnes et des biens, l'organisation d'activités artistiques et culturelles favorisant le rapprochement entre nos deux Peuples", a-t-il déploré.

Enfin, le Premier ministre Dabiré a rendu un hommage appuyé à deux de ses homologues ivoiriens, Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, décédés, alors qu'ils étaient en fonction. Il a aussi salué la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires, tombées dans les deux pays, à cause du terrorisme. Face à ce fléau, il a d'ailleurs appelé à des actions de sécurisation concertées et permanentes, pour faire des limites de nos pays, des espaces d'union, de sécurité et de développement.

Les questions thématiques principales qui feront l'objet d'analyse au cours de ce Conseil conjoint de gouvernements, concernent entre autres, la construction de l'autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouaga-Kaya et son prolongement jusqu'à Tambao, l'approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbures par la Côte d'Ivoire, la mise en oeuvre du programme de facilitation du commerce, du transit, du transport sur le corridor Abidjan-Ouaga, la sécurité et la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la traite transfrontalière et le travail des enfants dans la cacaoculture, la matérialisation des frontières, la situation post-évacuation du mont Péko et des forêts classées, ainsi que l'orpaillage illégal.

"Notre Conseil est l'expression certaine de l'intérêt que nos deux chefs d'Etat accordent à la qualité de nos relations, ainsi que la ferme volonté de nos gouvernements respectifs, de voir la coopération entre nos deux pays et l'entente entre nos deux peuples, toujours se diversifier et toujours s'intensifier", a soutenu pour sa part, le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi.

Il a remercié le président burkinabè, d'avoir accepté la proposition ivoirienne, de tenir les réunions statutaires du TAC dans leur format actuel, et permettre que la rencontre au sommet des chefs d'Etat se tienne à une date ultérieure.

De son avis, cette formule a le mérite de maintenir la dynamique des rencontres au sommet, et permet aux participants, d'examiner l'ensemble des dossiers inscrits à l'ordre du jour.

DCRP/Primature

 

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