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Crise à Hongkong : « C'est une manière masquée pour les États-Unis et l'Occident d'introduire le chaos à Hongkong » Xu Fei, conseiller Politique à l'Ambassade de la RPC au Burkina Faso.

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Dans le but d'informer l'opinion burkinabé sur la situation qui prévaut dans leur pays, notamment sur la houleuse question de Hongkong, l'Ambassade de la République Populaire de Chine au Burkina a initié une conférence de presse le vendredi 18 octobre 2019 à son siège à Ouagadougou, pour donner sa lecture sur l’évolution des émeutes.

 

On se rappelle qu’un projet de loi d’extradition vers la Chine continentale à Hong Kong, territoire semi-autonome chinois attaché à ses libertés, avait mis le feu aux poudres début juin. Depuis lors, une partie des hongkongais craint que Pékin n’essaye d’avoir la main mise sur leur territoire, qui bénéficie d’un statut particulier jusqu’en 2047.

Ce qui entraine ces derniers mois, des manifestations monstres, des affrontements entre manifestants, forces de l’ordre et membres des triades, causant  plusieurs blessés. Face au durcissement de la mobilisation, Pékin se fait de plus en plus menaçant, laissant planer la possibilité d’une intervention par la force dans le territoire semi-autonome, avant que les Etats-Unis ne se prononcent sur la question provoquant une vague d’indignation des autorités chinoises. Pékin crie à l’ingérence.

Il est peu de le dire, mais les médias occidentaux en ont fait leurs choux gras depuis les débuts de la crise. Une chose qui n’est pas du goût de Pékin qui voit par-là, une manipulation de l’opinion internationale. C’est cette raison qui a justifié la conférence de presse à Ouagadougou.

«  Nous voulons que le peuple burkinabé ne se laisse pas influencer par les médias occidentaux. Il y a des amis burkinabé, leur image de la Chine est portée par les médias occidentaux. De notre côté, nous voulons vous donner une autre image que les médias occidentaux ne vont jamais vous présenter. Nous voulons vous donner une image plus juste et plus complète sur cette affaire », dira d’entrée le conseiller politique  et chargé d’affaire, Xu Fei.

Pour Xu Fei, les anciens colonisateurs n’ont jamais cessé d’intervenir dans les affaires internes de Hong Kong, en propageant les rumeurs déshonorant l’image de la patrie, provoquant des doutes des citoyens hongkongais sur le gouvernement centrale et fomentant des puissances séparatistes à Hong Kong.

Il explique que depuis plus de trois mois, des manifestants vêtus de noir et armés de lances bricolées, de cocktails Molotov, de briques et de bâtons ont endommagé des installations publiques, agressé des passants et perturbé l'ordre public, menaçant la sécurité des habitants de Hong Kong et paralysant l'économie locale.

Les raisons  de la crise

Le conseiller soutient que cette loi qui crée autant de bruit prend ses sources en 2018. « En 2018, un jeune taïwanais assassine sa copine en Taïwan et se réfugie en Hong Kong. Il ne peut pas être jugé à Hongkong pour un meurtre commis en Taïwan et par manque d’accord de coopération judiciaire, il ne pouvait pas non plus être extradé. La Chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam introduit un projet de loi à l’Assemblée nationale pour que l’extradition puisse couvrir plus de pays et de régions, y compris l’île de Taiwan et le Mainland de la Chine. La cheffe de l’exécutif a bien discuté avec les représentants des différents niveaux pendant longtemps » relate Xu Fei.

La seule confusion, poursuit-il, c’est que les « pros démocratie » utilisent le doute et l’ignorance d’une partie de la population, tout cela sustenté par l’influence occidentale, pour faire croire que cette loi vise à renforcer la gouvernance de la partie communiste chinoise à Hong Kong en extradant les opposants politiques au Mainland.

Selon Xu Fei, depuis le début des manifestations violentes, les puissances occidentales ne cessent d’apporter leur soutien aux émeutiers.

« Des diplomates américains ont été aperçus en public avec des leaders de la contestation. Le Drapeau Chinois a été profané par les manifestants qui brandissaient le drapeau américain » explique-t-il. Et cerise sur le gâteau,  le 26 Septembre 2019, des comités de la Chambre des représentants et du Sénat des Etats-Unis approuvent la Loi 2019 sur les droits de l'homme et la démocratie de Hong Kong".

Si ce n’est que pour pure manipulation, de l’avis de Xu Fei, cette loi n'est rien d'autre qu'une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine et révèle de nouveau la mauvaise intention des Etats-Unis d'utiliser Hong Kong comme pion pour contenir la Chine.

Aussi, soutient-il,  les motifs de certains hommes politiques américains sont de maintenir l'hégémonie des Etats-Unis et de privilégier leurs propres intérêts politiques et économiques. « Cela n'a rien à voir avec "les droits de l'homme" ou "la démocratie». C’est une manière de masquer leur projet de contenir la Chine en introduisant le chaos, à Hong Kong cette fois-ci » fustige t’il.

 

La Chine ne cèdera pas !

Le chargé politique à cette conférence de presse a tenu  à rassurer que la Chine, comme tous les pays qui ont gagné leur indépendance de la colonisation et de l’envahissement, ne cèdera jamais aux menaces extérieures sur les questions qui concernent la souveraineté de son pays.

« Hong-Kong n'est pas un pion des Etats-Unis, et ses habitants ne le sont pas davantage. Ces derniers méritent la paix, la stabilité et la prospérité, comme les autres peuples du monde. La Chine défendra avec la dernière énergie le principe « un pays, deux systèmes ». C’est en s’adossant à la mère patrie que Hong Kong pourra prospérer », conclura le conseiller.

 

Hermann Guingané

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