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Affaire CIMFASO : Inoussa KANAZOE et Cie, bientôt, devant le juge pour...

Soumis par Redaction le dim 03/03/2019 - 22:53
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L’opérateur économique Inoussa Kanazoé va être jugé par la justice pour complicité de blanchiment de capitaux et de complicité de faux en écriture de commerce, appris, Zoodomail.com, dans la journée du vendredi 2 mars 2019 . La décision a été prise par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Ouagadougou après l’ordonnance de non-lieu partiel prise par le juge d’instruction du cabinet numéro 7 du Tribunal de grande instance de Ouagadougou. L’affaire judiciaire Cimfaso a éclaté à la suite d’un rapport d’expertise comptable sur la gestion de la Cimenterie du Faso. Ce rapport avait été rendu public par notre confrère, le journal Courrier confidentiel.

Les espoirs du président directeur général de Kanis international Inoussa Kanazoé ont été douchés. Son entourage jubilait lorsque le juge d’instruction en charge du dossier au Tribunal de grande instance de Ouagadougou avait blanchi l’homme d’affaire dans l’ordonnance de renvoi qu’il avait pris le 23 juillet 2018. Cette enquête du juge d’instruction fait suite aux soupçons de malversations au sein de la société Cimfaso mis à nu dans un rapport d’expertise comptable. Quelques jours après l’ordonnance du juge d’instruction accordant le non-lieu à l’homme d’affaire, Kanis avait initié une action judiciaire contre le journal Courrier confidentiel pour dénonciation calomnieuse. Il reprochait au journal d’avoir publié le 25 janvier 2017 le rapport d’expertise et qui a lancé la procédure. L’homme d’affaire réclamait à ce titre plus de 7 000 000 000 de francs CFA à titre de dommages et intérêts au journal.

Le jeudi 28 février 2019, après avoir examiné l’ordonnance de renvoi du juge, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel a apporté des retouches à la décision du juge d’instruction. Les 3 juges de la Chambre ont estimé que Inoussa Kanazoé par ailleurs vice-président chargé du commerce de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat du Burkina doit être poursuivi pour complicité de blanchiment de capitaux et de complicité de faux en écriture de commerce. Le directeur général de Cimfaso Inoussa Kaboré, lui, va devoir répondre de faux et usage de faux en écriture de commerce. Au total, Inoussa Kanazoé, Inoussa Kaboré, Poco Tapsoba, Seydou Kaboré, Vincent Ilboudo et Hermann T Kaboré vont devoir s’expliquer sur les accusations entre autre de blanchiment de capitaux, de faux et usage de faux en écriture de commerce. Leur procès va se tenir devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou. Ils risquent une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 10 ans, selon une source judiciaire . Le peuple attend, la vérité, sur cette affaire !

Zoodyinga

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