Le Café/ Sécurité au Burkina Faso: Policiers et patrons de la police, attention pour ne pas desservir la population plutôt que de la servir !

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Sauf changement de dernière minute, à compter du mardi 4 février prochain, la presque totalité des agents de police du Burkina Faso seront absents à leurs postes de travail. Ils entreront en grève, pour un délai ''illimité'' comme l'a fait savoir par une déclaration le jeudi 30 janvier dernier, l'Union nationale de la police (UNPOL), le plus grand syndicat de police du Burkina Faso. Les policiers-syndicalistes reprochent à leurs patrons, le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré et ses collaborateurs de tourner le dos à l'organisation de leur corporation. Les responsables de tutelle occuperaient leur temps à organiser des activités budgetivores et de moindres importances pour les populations''. Ils en veulent pour preuves, ''cinq directions régionales qui sont sans responsables régulièrement nommés, onze directions provinciales sans directeurs provinciaux nommés dans les règles de l'art, en plus de nombreuses divisions et des services encore vacants''. Toute chose qui ne donne pas à la police nationale de  l'efficacité. Surtout en cette période où la lutte contre les terroristes exige plus d'organisation au niveau des forces de sécurité du Burkina et surtout exige ''des ressources humaines motivées et engagées''. Pour enfiler à nouveau les treillis et reprendre le chemin du travail, les syndicalistes réclament donc la tête du ministre de la sécurité. Ils réclament  son départ du poste de ministre. Ils veulent également la résolution du problème de carrière de 1200 officiers de police. Ils réclament en plus le départ  de quelques directeurs. Au total, les policiers ont une dent noire contre leur tutelle à ils se disent fatigués de soumettre leurs doléances. Toutefois, question: Les policiers veulent-ils en réalité l'organisation de leur corporation ? Ou font-ils une fixation sur le départ du ministre de la sécurité et certains de ses proches collaborateurs ? Attention pour ne pas donner à cette lutte le sentiment d'une manipulation organisée par des forces tapies dans l'ombre. Aujourd'hui le Burkina à plus que jamais besoin de l'unité de tous ses éléments des forces de défenses et de sécurité pour contrer les attaques meurtrières et fréquentes des djihadistes. Une grève de la police en pareil moment serait synonyme d'action de Hara-Kiri pour tout le pays des hommes intègres. Mille fois attention donc à tous, ministre, directeurs et agents, pour ne pas desservir les populations plutôt que de les servir.

 

Bonne dégustation !!!

Zoodyinga

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