Henriette DELOR affirme qu’elle est «Wèrè-wèrè»

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Quand un artiste affiche de façon ostentatoire son style ; nous les happeurs des scoops, on ne peut que s’en réjouir.

Depuis plus d’un mois, j’entends dans les médias par ci et par là : «Je suis Wèrè-wèrè !»
Hum ! Qui peut bien faire une telle affirmation ? Pendant que nous avons traité d’autres de «Pala-Pala », elle par contre, s’autoproclame «wère-wère» !

Rien que le titre de cet opus m’a finalement poussé à prêter une oreille attentive à son contenu artistique et musicale.

En effet ; dès que je clique sur la flèche de mon smartphone le tube «wèrè-wèrè» ; j’entends subitement, une sorte de claquement du balafon au rythme «Bikutsi» du Cameroun !

«D’où sort encore celle-là ? » me suis-je questionné, en avalant ma gorgée de Guinness, casque aux oreilles. Avant même d’exiger à la serveuse de m’envoyer des glaçons pour diluer mon nectar, le tube s’enchaine avec des roulements de batteries suivi des séquences cymbales exécutées par l’arrangeur Kevinson. Une mélodie puisée exclusivement du terroir SAMO qui s’apparente au «Bitkutsi» une danse au Sud du Cameroun.

Des breaks se succèdent à une vitesse exaltante où vient également se poser une flute langoureuse. Et dans tout ça, la guitare basse est omniprésente tout au long de la chanson de façon cadencée.

D’une part, je me retrouve dans un environnement musical «Soukouss speed» avec la guitare solo. Parfois, la mélodie me transporte au pays Samo dans une langue vernaculaire qui berce mes oreilles. Ce qui me pousse à m’interroger sur le manque d’inspiration de certains artistes musiciens.

Pourquoi aller chercher ailleurs des rythmes qui ne vous appartiennent pas ? Pourquoi commander sous d’autres cieux des beats pour réaliser vos œuvres. Pourquoi faire venir des beats makers ou des arrangeurs dépaysés pour vous inventer des musiques? Pourtant, vous avez tout dans vos villages, auprès de vos oncles, vos tantes, vos grands-parents et même auprès des charlatans tapis au village. Votre tradition devrait être votre source d’inspiration intarissable.

 

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Voilà une «wèrè-wèrè» qui est en train de faire revivre la culture Samo, comme les bissa l’on fait il y a de cela 7 ans.

Henriette DELOR sort, certes de «nulle part », mais elle transporte avec elle, sa culture. Entre forces et faiblesses, elle est en train de chercher le juste milieu. Ces atouts sont en train de combler ses insuffisances. Elle place avant tout le folklore de chez elle, puis ensuite, le charme, le feeling, le sourire et l’image viennent faire le reste.

Ce n’est qu’en puisant dans sa gibecière musicale et culturelle que les artistes se démarqueront. Le copier-coller ne vous avancera nulle part. Bien au contraire, ça ne fera que renforcer la célébrité et l’aura de l’auteur principal.

Un artiste est avant tout un créateur. Donc cherchez, fouillez et ne laissez nulle part où la main ne passe et repasse. Il y a un trésor caché dans vos traditions.

Henriette DELOR est presqu’au bout du tunnel, surtout avec son «wèrè-wèrè Gang». Reste maintenant à tenir le cap, tout en évitant de tomber dans les bras des marchands d’illusions qui rôdent et se propagent dans le showbiz, comme le coronavirus.

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