Luttes syndicales

Situation nationale : " on grève en produisant plus de...", selon le syndicat des commerçants.

Soumis par Redaction le sam 07/09/2019 - 13:26
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Le Burkina Faso, pays des hommes intègres traverse une période de de  troubles inédits :

Je voudrais au nom du bureau national du SYNATCOMB  et au mien propre, saluer la mémoire de tous nos illustres combattants succombés le 30 et 31 octobre 2014, nos FDS, face aux attaques surprises des forces du mal et nos braves populations piégés et massacrés dans des circonstances horribles. Le Burkina Faso pleure ses braves fils. Des églises et des mosquées saccagées, des populations contraintes de quitter leur demeure, des écoles, des boutiques et des marchés incendiés, des populations qui s’empennent aux FDS qui sont censés être leurs protecteurs ; des conflits meurtriers entre famille pour des raisons de chefferie traditionnelle. Le mal a atteint son paroxysme mais cela n’est pas une fatalité.  L’histoire nous révèle que toutes les grandes nations ont traversé des  crises qui leur ont servi de tremplin à l’action du développement.

Face à ces hostilités, s’ajoutent l’incivisme galopant qui est considéré comme une peste dans le processus de développement d’une nation. Nous assistons également sans puissance à des décès dans les centres médicaux fautes de moyens adéquats et des grèves. Tous les corps de métiers s’insurgent à travers les grèves pour revendiquer une meilleure condition de travail et de salaire.

Nous ne nous érigeons pas en donneurs de leçons, mais la situation économique du pays commande que le Dialogue prévale en toute circonstance. La force d’une nation réside dans la qualité de ces ressources humaines. Où se trouve notre intégrité ?

  • L’intégrité, c’est l’amour de la patrie et du prochain,
  • L’intégrité, c’est le pardon,
  • L’intégrité, c’est la discipline, c’est le civisme
  • L’intégrité, c’est la solidarité,
  • L’intégrité, c’est se révolter pour une  cause noble.

Face aux hostilités auxquelles est confronté notre pays et dont nous assistons impuissamment, nous venons à travers cette déclaration, interpeler l’opinion nationale à une prise de conscience collective et à un sursaut patriotique pour le retour de la quiétude dans notre nation.

Personne ne viendra bâtir notre nation à notre place, si nous refusons d’être une génération sacrifiées, nous reportons ce sacrifice sur les générations futures en compromettant leur avenir. Il serait mieux de travailler afin que les futures générations en tirent profit que d’en tirer profit à leur détriment.

L’heure n’est plus à la parole mais aux actes concrets pour tout burkinabè. Pour ce faire, nous sollicitons à tous les travailleurs du public, du privé et du secteur informel à se donner la main pour rebâtir notre chère patrie.

Face à cette triste réalité, l’amour du prochain et de la patrie doit être au cœur de tous les débats.  Les grèves et les mouvements d’humeur doivent se faire en ayant à l’esprit qu’on doit répondre un jour de ses actes si on a contribué négativement ou positivement pour sa nation. L’histoire de notre nation nous jugera.

Quand on aime sa nation, on grève en produisant plus de résultats afin de témoigner à l’opinion publique que l’Etat ne joue pas son rôle d’employeur. C’est pourquoi nous  invitons le Gouvernement à montrer patte blanche dans la gestion des affaires publiques notamment le charbon fin etc.  nous invitons les syndicats à suspendre les mouvements de grève e accepter aller au dialogue avec le gouvernement sans les préavis au grand bonheur de toute la population  et surtout pour nous les acteurs du secteur informel .

Aux camarades syndicats de la santé, nous plaidons en faveur des populations innocentes qui ne sont mêlées ni de près ni de loin à la lutte  syndicale  qui leur oppose au Gouvernement. Pour le commun du mortel, la vie humaine est très sacrée et nécessite être préservée, objet de notre plaidoirie.

Nous invitons le Gouvernement  à l’issu de ces rencontres de dialogue à tenir ferme ses engagements envers ses partenaires sociaux.

A cela s’ajoute la fraude et la concurrence déloyale qui constituent un frein au décollage de l’économie informelle qui à elle seule constitue   plus de 80 % de la population. Mais force est de constater que seule les 2 % de la population qui constituent les fonctionnaires impactent plus les débats au niveau national.

Afin de donner plus de chance aux acteurs de cette économie informelle à contribuer au développement de  cette nation, nous demandons à l’Etat de :

  1. Former militairement toute la jeunesse burkinabé ayant l’âge de 18 ans et plus ;
  2. Permettre au secteur informel d’être associé aux cadres  d’échanges de développement du Burkina Faso :
  3. Soutenir les actions de développement déjà entreprises par certaines organisations bien structurées ;
  4. Inviter le Gouvernement et les syndicats à aller au  dialogue pour trouver une solution idoine au bonheur de tout le peuple ;
  5. Renforcer le budget de la sécurité en se dotant d’équipements nécessaires pour restaurer la quiétude des populations ;
  6. Prendre des mesures fortes pour lutter contre l’incivisme sur toutes ces formes ;
  7. Accompagner la création d’une centrale syndicale au profit des acteurs de l’économie informel.

Au vu du contexte actuel, je ne saurai clore mes propos sans réitérer notre soutien aux FDS, aux populations éprouvées et encourager le Gouvernement à se doter du courage et de fermeté dans cette épreuve d’envergure nationale et très douloureuse.

Puisse Dieu les accorder la sagesse nécessaire pour la gestion de la nation.

Nous acteurs de l’économie informelle, ne ménagerons aucun effort pour accompagner le PNDS qui est un projet social, visant un développement durable et endogène.

Que l’amour, le pardon, la tolérance, la solidarité couronnent notre nation.

Vive le SYNATCOMB

Vive le BURKINA FASO

Pour l’amour de la patrie, nous vaincrons.

 

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