Sécurité

Délivrance de faux documents : fin de parcours pour 7 individus

Soumis par Redaction le Jeu 16/05/2019 - 13:17
FAU

Le jeudi 16 mai 2019, le service régional de police judiciaire, SRPJ de Wemtenga a présenté à la presse un réseau de malfrats. Au nombre de 7, ces individus s’étaient spécialisés dans la falsification de divers documents en écritures publiques, en écritures de banques, ainsi que la contrefaçon de cachets et de plaques d’immatriculation de divers engins.

Adeguedou Soumaila, Sawadogo Sayouba (condamné en 2010 à 8 mois de prison pour faux et usage de faux en écritures), Sawadogo Issaka, Koama Francis Ibrahim, Sawadogo Inoussa, Saga Abdoul Aziz et Sorgho W Roma. Voici ainsi décliné l’identité des individus alpagués par  le service régional de police judiciaire, SRPJ de Wemtenga pour falsification de divers documents en écritures publiques, en écritures de banques.

En effet, ces individus s’étaient spécialisés dans la falsification de documents tels que les certificats de mise en circulation, les certificats servant à l’immatriculation de véhicules, les attestations de capacité financière, les permis urbain d’habiter, les diplômes, les actes de naissance, actes de mariages, actes de décès et quittances de douanes. Outre ces documents, le réseau était également spécialisé dans la contrefaçon de cachets et de plaques d’immatriculation de divers engins. Selon, le commissaire Sayibou Galbané, chef du SRPJ de Wemtenga, les malfrats se procuraient les certificats de mise en circulation (CMC) vierges et les cachets à partir du Nigéria et du Ghana.

200 CMC tous les 6 mois

A en croire le commissaire Sayibou Galbané, le réseau est en activité depuis deux ans et délivrait près de 200 CMC tous les 6 mois. Toute chose qui a permis aux hommes du  commissaire Galbané d’évaluer le profit engrangés par le réseau à près de 16 millions de FCFA quand on sait que le CMC et la plaque d’immatriculation sont délivrés à 20 000 FCFA par engin à deux roues et 25 000 FCFA par engin à quatre roues. Commissaire Sayibou Galbané a indiqué que selon les documents saisis des mains des membres du réseau, 134 victimes ont été dénombrés pour l’heure. De plus, précise, Commissaire Galbané, certains documents tels que les faux certificats  de capacité financière servaient à soumissionner aux marchés publics.

Comment ils procédaient...

Pour le chef du SRPJ de Wemtenga, le mode opératoire est établi comme suit, « généralement lorsque les gens achètent une moto, ils n’ont pas souvent le temps pour l’établissement des documents. C’est en ce moment que ces individus entre en scène et propose d’établir rapidement les documents. Alors, ils entrent en contact avec leurs complices qui leurs procurent tous les documents et même jusque la plaque d’immatriculation. C’est lors des contrôles que le propriétaire de la moto s’aperçoit que son document est faux », explique Sayibou Galbané. Il a par ailleurs indiqué que les enquêtes se poursuivent pour appréhender les 4 individus, membres du réseau en cavale et établir toutes les complicités. Pour l’instant, les individus pris dans la nasse seront présentés au procureur dans de meilleurs délais.

21 cachets

124 CMC vierges

34 CMC établis

22 certificats provisoires de mise en circulation

91 demandes de CMC (copies de CNIB des victimes sur lesquelles sont mentionnées les numéros d’immatriculation et les références des engins)

6 certificats de déclaration en douanes 61 timbres de 1 000 FCFA

13 plaques d’immatriculation

3 ordinateurs portables

Trois imprimantes

Une machine de fabrication de cachets

2 carnets de confection de plaques d’immatriculation

4 copies d’attestation de capacité financière

Un PUH

Une copie de diplôme du CEP, une copie de diplôme CAP en électricité, une copie d’acte de décès

Une moto Vegas


TS

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