Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga II a fait le point, ce lundi, sur l’enquête relative à l’assassinat de Madame COMPAORÉ/OUÉDRAOGO Viviane Yolande, survenu le 10 janvier 2026 à Karpala. Un suspect a été interpellé, placé en observation puis est passé aux aveux circonstanciés, selon les autorités judiciaires.
Dans sa déclaration liminaire, le Procureur est revenu sur les avancées significatives enregistrées dans le cadre de l’enquête de flagrant crime ouverte immédiatement après les faits.
Interpellation d’un suspect et aveux circonstanciés
Selon le Procureur du Faso, les investigations conduites par le Commissariat de Police Nationale de l’Arrondissement n°12 de Ouagadougou ont permis l’interpellation, le 13 janvier 2026, d’un suspect à la gare de la Société de Transport Aorêma et Frères (STAF) de Gounghin.
Il s’agit de BOUGOUMA Wendpanga Yanick, employé de commerce, âgé de 26 ans, et sans domicile fixe.
Les premières constatations effectuées sur les lieux du crime avaient mis en évidence la disparition de plusieurs objets de valeur appartenant à la victime ainsi que la présence de deux petits couteaux, identifiés comme armes du crime. Les enquêtes, renforcées par des auditions de témoins, une autopsie du corps et des actes techniques approfondis, ont permis de localiser puis d’interpeller le mis en cause.
Au moment de son arrestation, le suspect se trouvait sous l’emprise manifeste de stupéfiants. Il a été placé en observation durant trois jours avant d’être interrogé. Après une phase initiale de dénégation, il est finalement passé aux aveux.
Reconstitution des faits
Dans ses déclarations, BOUGOUMA Wendpanga Yanick a reconnu s’être introduit au domicile de la victime dans la nuit du 10 janvier 2026, en escaladant le mur de la concession. Il affirme s’être dissimulé à l’intérieur de la maison, surveillant les mouvements des occupants avant de passer à l’acte.
Le suspect a expliqué avoir surpris la victime dans sa chambre, l’avoir immobilisée par strangulation, puis être revenu pour s’assurer de son décès à l’aide d’un couteau, allant jusqu’à l’égorger. Il a également reconnu avoir emporté plusieurs biens appartenant à la défunte, notamment trois téléphones portables, une tablette, un sac à main ainsi qu’une somme de 50 000 francs CFA.
Les objets retrouvés en sa possession lors de son interpellation ont été formellement identifiés comme appartenant à la victime, constituant ainsi des indices matériels majeurs venant corroborer ses aveux.
Mobile du crime et éléments de contexte
S’agissant du mobile, le mis en cause a évoqué un profond ressentiment à l’égard de la victime, qu’il accuse d’être à l’origine de son licenciement au sein de la société STAF, ainsi que de multiples accusations et humiliations qu’il dit avoir subies au fil des années.
Il est par ailleurs à noter que le suspect entretient un lien de parenté indirect avec la victime, la grand-mère paternelle de celui-ci étant la sœur utérine de la défunte.
Le Procureur du Faso a précisé que l’ensemble de ces éléments fait actuellement l’objet d’analyses approfondies, dans le strict respect des règles de la procédure pénale.
En conclusion, M. Lafama Prosper THIOMBIANO a salué l’engagement, le professionnalisme et la détermination des enquêteurs de la Police nationale, tout en remerciant les populations pour leur franche collaboration dans la lutte contre l’insécurité urbaine.
DCRP/MJ
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