Le Café | Abrogation des lois sur les partis : la fin d’un théâtre partisan

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L’adoption à l’unanimité par l’Assemblée législative de Transition (ALT) du projet de loi abrogeant la charte des partis politiques, leur financement public et le statut de l’opposition marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Burkina Faso. Rarement une réforme aussi structurante aura été portée avec une telle unanimité et une telle clarté d’orientation.

 

Au-delà du vote, c’est un signal politique fort : celui de la volonté assumée de rompre avec un système partisan qui, au fil des décennies, a davantage servi des intérêts privés que l’intérêt général. La prolifération incontrôlée des partis, souvent sans véritable ancrage populaire ni projet de société crédible, a transformé la vie politique en un marché de calculs, de marchandages et de positionnements opportunistes, loin des urgences du peuple burkinabè.

 

En décidant d’abroger ces textes, l’État burkinabè, sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, fait le choix d’une refondation politique profonde. Il ne s’agit pas de nier la démocratie, mais de la réinventer à partir des réalités du pays, de ses défis sécuritaires, sociaux et économiques. Dans un contexte où la Nation lutte pour sa survie face au terrorisme et à la déstabilisation, l’unité nationale, la discipline collective et la cohérence de l’action publique deviennent des impératifs absolus.

 

Le financement public des partis, tel qu’il existait, a longtemps été perçu par les populations comme une injustice : des milliards de francs CFA mobilisés pour entretenir des appareils politiques souvent coupés des préoccupations quotidiennes des citoyens, pendant que les villages manquent d’écoles, de centres de santé et de sécurité. Son abrogation est donc vécue comme un acte de justice sociale et de rééquilibrage des priorités nationales.

 

De même, le statut de l’opposition politique, importé de modèles institutionnels étrangers, s’est progressivement transformé en outil de blocage, de contestation systématique et parfois de sabotage de l’action publique, au détriment de la stabilité de l’État. Dans une période de transition et de refondation, le Burkina Faso a besoin de débats responsables, mais surtout d’une convergence patriotique autour de l’essentiel : la survie de la Nation et la reconquête de sa souveraineté.

 

Cette réforme ne clôt pas le débat politique ; elle ouvre au contraire une nouvelle ère. Une ère où la participation citoyenne, les forces vives, les organisations sociales, les leaders communautaires et les patriotes engagés sont appelés à jouer un rôle central dans la construction de l’avenir du pays, en dehors des carcans partisans hérités d’un autre temps.

 

Le message envoyé par l’ALT est clair : le Burkina Faso ne veut plus d’une politique de division, mais d’une politique de refondation. En ce sens, l’abrogation de ces lois n’est pas une fin, mais le début d’un chantier historique : celui de bâtir un système de gouvernance réellement burkinabè, ancré dans les valeurs de dignité, de solidarité et de souveraineté.

 

Par Yamyélé | Zoodomail.com

 

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