Présente dans plusieurs pays du monde, dont une petite communauté au Burkina Faso, la communauté bahá’íe observe chaque année une période de jeûne spirituel. Cette année, ce temps sacré se déroule du 2 mars au 20 mars, marquant une étape importante dans la vie spirituelle des fidèles.
La foi bahá’íe est une religion mondiale née au XIXᵉ siècle en Perse (actuel Iran). Elle a été fondée par Bahá’u’lláh, qui a prêché l’unité de Dieu, l’unité des religions et l’unité de l’humanité.
Les enseignements bahá’ís mettent l’accent sur plusieurs principes essentiels, notamment la paix mondiale, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’éducation pour tous, l’harmonie entre science et religion ainsi que le rejet de toute forme de discrimination. Aujourd’hui, les bahá’ís vivent dans presque tous les pays du monde et œuvrent souvent dans des actions sociales et éducatives au service de leurs communautés.
Un jeûne de 19 jours pour la purification spirituelle
Le jeûne bahá’í correspond au dernier mois du calendrier bahá’í, appelé “‘Alá”, qui dure 19 jours. Durant cette période, les croyants s’abstiennent de manger et de boire entre le lever et le coucher du soleil.
Ce jeûne concerne généralement les fidèles âgés de 15 à 70 ans, sauf en cas de maladie, de voyage, de grossesse ou d’autres situations particulières.
Plus qu’une simple abstinence alimentaire, ce moment est considéré comme un temps de prière, de méditation et de réflexion intérieure, destiné à rapprocher le croyant de Dieu et à renforcer sa vie spirituelle.
Une préparation au Nouvel An bahá’í
La fin du jeûne, le 20 mars au coucher du soleil, ouvre la voie à la célébration du Nouvel An bahá’í, appelé Naw‑Rúz. Cette fête coïncide avec l’équinoxe de printemps et marque le début d’une nouvelle année dans le calendrier bahá’í.
À travers le monde, cette journée est célébrée dans la joie par des rencontres, des prières et des moments de partage.
Un temps spirituel partagé avec l’humanité
Comme dans plusieurs grandes traditions religieuses, le jeûne est perçu par les bahá’ís comme un moyen de discipline spirituelle et de purification intérieure. Il invite les croyants à cultiver la maîtrise de soi, la solidarité et la recherche du bien commun.
Durant ces 19 jours, la communauté bahá’íe renouvelle ainsi son engagement à travailler pour un monde plus juste, pacifique et uni.
Image illustrative
Par Thierry Kaboré | Zoodomail.com
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