Le 14 juillet 2026, Seba a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour répondre de faits de diffamation au préjudice de son ex-compagne, Dilanne. Avant l'examen du fond, la défense a soulevé une exception de prescription, estimant que l'action publique était éteinte, mais le ministère public s'y est opposé.
À l'audience, Seba a nié les faits tout en reconnaissant être l'auteur de certains écrits qualifiant Dilanne de « pute » et de « prostituée ». Il a justifié ses propos en affirmant avoir soupçonné son ex-compagne d'entretenir une relation avec un homme nommé Belo, sans toutefois en apporter la preuve.
Dilanne a catégoriquement rejeté ces accusations et soutenu que Seba avait répandu ces rumeurs après leur séparation.
Elle a réclamé 500 000 FCFA en réparation du préjudice moral subi.
Le parquet a demandé une requalification des faits en contravention de quatrième classe et une amende de 50 000 FCFA.
La défense s'y est opposée, estimant que les échanges relevaient d'un cadre privé et que les éléments constitutifs de l'infraction faisaient défaut.
Dans son verdict rendu le mardi 28 juillet 2026, le Tribunal de grande instance de Ouaga I a rejeté l'exception de prescription soulevée par les conseils du prévenu, la jugeant mal fondée.
Le tribunal a ensuite renvoyé Seba des fins de la poursuite pour diffamation, estimant que l'infraction n'était pas constituée.
Enfin, il a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de Dilanne.
Image IA
Par Reine Zongo | Zoodomail.com
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