Chaque dimanche, nous vous proposons l'Évangile du jour expliqué simplement. Un temps de pause, de méditation et d'enseignement pour nourrir la foi, renforcer les valeurs humaines et mieux vivre ensemble, au quotidien.
« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »
Explication
Dans l'Évangile de ce dimanche, Jésus raconte une parabole qui peut, au premier abord, sembler surprenante.
Un maître embauche des ouvriers pour travailler dans sa vigne. Certains commencent leur travail dès le matin, d'autres sont recrutés à neuf heures, à midi, à trois heures et même à cinq heures.
À la fin de la journée, le maître décide de donner à chacun le même salaire : un denier.
Ceux qui ont travaillé toute la journée se mettent alors à récriminer. Ils trouvent injuste de recevoir la même chose que ceux qui n'ont travaillé qu'une seule heure.
Pourtant, le maître leur rappelle qu'il n'a pas manqué à sa parole. Il leur donne exactement ce qui avait été convenu.
Puis il leur pose cette question : « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »
À travers cette parabole, Jésus nous fait comprendre que la bonté de Dieu ne fonctionne pas selon nos calculs humains.
Dieu ne mesure pas son amour comme nous mesurons nos mérites. Il donne largement, avec générosité, sans se laisser enfermer dans nos comparaisons.
Ce que cela nous enseigne
Cet Évangile nous parle d'une faiblesse que nous connaissons tous : la comparaison.
Nous pouvons être heureux de ce que nous avons jusqu'au moment où nous découvrons que quelqu'un d'autre a reçu davantage, ou semble avoir été favorisé.
Nous nous demandons alors : « Pourquoi lui et pas moi ? » ou « Pourquoi reçoit-il la même chose alors qu'il a fait moins que moi ? »
La comparaison peut facilement transformer notre joie en frustration et notre reconnaissance en jalousie.
Jésus nous invite à changer notre regard.
La bonté accordée à une autre personne ne diminue pas ce que Dieu nous a donné. Le bonheur de notre prochain ne retire rien à notre propre bonheur. La réussite de quelqu'un d'autre ne signifie pas nécessairement que nous avons échoué.
Dieu connaît le chemin de chacun. Certains commencent tôt, d'autres plus tard. Certains trouvent leur vocation rapidement, d'autres après de nombreuses années de recherche et d'épreuves.
L'essentiel n'est pas seulement l'heure à laquelle nous commençons, mais la manière dont nous répondons à l'appel de Dieu.
Application à notre vie
Dans nos familles, nos lieux de travail, nos communautés et même dans nos relations entre amis, nous sommes parfois tentés de comparer les parcours.
Nous regardons celui qui possède une maison, celui qui a obtenu un emploi, celui qui a réussi dans ses affaires, celui qui s'est marié, celui qui a réussi ses études ou celui dont les efforts semblent porter rapidement leurs fruits.
Et parfois, au lieu de remercier Dieu pour ce que nous avons, nous nous demandons pourquoi l'autre a reçu davantage.
L'Évangile nous invite aujourd'hui à nous réjouir aussi du bien qui arrive aux autres.
Apprenons à remplacer la jalousie par la gratitude, la comparaison par l'encouragement et la rivalité par la fraternité.
Cela ne signifie pas qu'il faut accepter l'injustice. Jésus ne demande pas de fermer les yeux devant une véritable injustice. Il nous enseigne plutôt à ne pas considérer comme une injustice le simple fait qu'une autre personne bénéficie de la bonté, de la grâce ou de la générosité qui lui est accordée.
Nous devons également nous rappeler que personne n'est trop loin pour revenir vers Dieu. Celui qui découvre la foi tardivement, celui qui revient après des années d'éloignement ou celui qui décide de changer sa vie à la dernière heure peut lui aussi être accueilli par Dieu.
La porte de la miséricorde reste ouverte.
Message pour la semaine
Cette semaine, demandons-nous sincèrement :
Est-ce que je sais me réjouir du bonheur et de la réussite des autres ?
Est-ce que je compare trop souvent ma vie à celle des autres ?
Est-ce que je reconnais les bienfaits que Dieu m'accorde déjà ?
L'Évangile nous invite à porter un regard nouveau sur notre prochain. Au lieu de nous demander pourquoi Dieu a donné à l'autre, apprenons à remercier Dieu pour ce qu'il nous donne à chacun.
Car Dieu ne nous demande pas de vivre dans la comparaison, mais dans la confiance.
Que notre regard ne soit pas assombri par la jalousie lorsque nous voyons la bonté de Dieu envers les autres.
Image internet
Par Arnaud .T, Papa Catéchiste | Zoodomail.com
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