BTP : libéralisation et encadrement du contrôle qualité

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Conseil des ministres

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce jeudi, le Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs dossiers et pris d'importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément aux idéaux de la Révolution Progressiste Populaire. 

 

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi rectificative de la loi de finances pour l’année budgétaire 2026. La Ministre déléguée chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, a expliqué que cette révision s’imposait afin de tirer profit des performances économiques du premier semestre : « Au vu des bonnes performances en matière de mobilisation de recettes, il a été jugé bon de prendre en compte un certain nombre de recettes supplémentaires ».

 

Cette embellie est attribuée à la stabilité retrouvée et aux efforts des régies de recettes, notamment la Douane et les Impôts.

 

Des indicateurs budgétaires renforcés

 

Les recettes budgétaires passent de 3 400 à 3 700 milliards francs CFA, tandis que les dépenses augmentent de 3 900 à 4 200 milliards francs CFA. L’épargne budgétaire progresse à 900 milliards francs FCFA contre 600 milliards francs CFA initialement, avec un déficit maintenu à 2,6 % du PIB.

 

Au-delà des chiffres, la loi rectificative prévoit des mesures pour soutenir l’offensive agropastorale et halieutique, ainsi que pour renforcer les capacités des entreprises du secteur agropastoral et halieutique.

 

Réforme du contrôle qualité dans le secteur du BTP

 

Au titre du ministère de la Construction de la Patrie, le Conseil a adopté un décret portant réglementation de l'exercice des activités de laboratoire du bâtiment et des travaux publics au Burkina Faso.

 

Depuis trois ans, l'intensification des travaux de construction à l'échelle nationale exerce une forte pression sur les matériaux de construction (ciment, bitume, concassé). 

 

Pour répondre à cette forte demande tout en garantissant la sécurité des ouvrages, le gouvernement a fait le choix de la libéralisation : « Il a été décidé de casser un peu le monopole du LNBTP pour tout ce qui est opération de contrôle des bâtiments et des travaux publics », explique le Ministre de la Construction de la Patrie, Camarade Mikaïlou SIDIBÉ.

 

Désormais, trois catégories d'activités sont ouvertes aux laboratoires privés sous réserve d'agrément : les essais sur les matériaux de construction, la géotechnique routière (formulation de niveau 1) ainsi que les études des sols et fondations.

 

Un rôle central préservé au LNBTP

 

Cette libéralisation s'accompagne d'un encadrement strict, selon le Ministre SIDIBÉ. Le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) conserve l'exclusivité des contrôles stratégiques, notamment les essais relatifs à la garantie décennale, et assurera le leadership technique.

 

Ce nouveau cadre réglementaire est « une avancée majeure » pour permettre aux entreprises privées d'investir en toute légalité tout en préservant l'exigence de qualité des infrastructures nationales.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

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