Devant le Tribunal | Outrage à un agent public : du contrôle de casque à la MACO

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Le jeudi 9 avril 2026, un prévenu répondant au nom de Tenkodogo a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour outrage à des agents publics, à la suite d’un incident survenu au quartier Kilwin, sur l’axe menant à Ouahigouya.

 

Les faits remontent au 14 mars 2026. Ce jour-là, Tenkodogo et un ami circulaient à moto en provenance de Yako pour Ouagadougou. Lors d’un contrôle routier portant sur le port du casque, il est interpellé par la police pour non-respect de cette obligation.

 

Contestant son interpellation, il reproche aux agents de ne pas arrêter d’autres usagers circulant sans casque. Pour appuyer ses propos, il sort son téléphone portable et commence à filmer la scène, y compris les policiers, sans leur autorisation.

Sa moto et son téléphone sont alors saisis, et il est conduit devant le procureur, puis placé à la MACO, pour outrage à agent public.

 

 

À la barre : « Je reconnais les faits »

 

Interrogé par le tribunal, le prévenu reconnaît les faits : « Lorsque j’ai été interpellé pour le contrôle du casque, j’ai indiqué qu’il y avait d’autres personnes sans casque qui n’étaient pas arrêtées. J’ai filmé pour avoir des preuves. Je reconnais avoir filmé les policiers sans leur autorisation. »

 

À la question de savoir s’il était conscient du caractère obligatoire du port du casque, il répond par l’affirmative.

 

Le tribunal insiste : « Donc, lorsque vous n’êtes pas satisfait d’une situation, vous filmez ? »
« Non, c’est la première fois », répond-il.

 

 

Le rappel à l’ordre du procureur

 

Le procureur rappelle fermement la loi : « Le port du casque est obligatoire. Vous n’avez pas à discuter avec la police ni à tenir des propos déplacés. Si vous êtes victime d’un accident, c’est votre propre sécurité qui est en jeu. Ce n’est pas à vous de décider pourquoi d’autres ne sont pas interpellés. » Il ajoute également que filmer des agents sans leur consentement constitue un comportement inapproprié dans ce contexte.

 

Dans ses réquisitions, le ministère public souligne que le prévenu a reconnu les faits et avoir tenu des propos et gestes déplacés envers des agents en fonction. Il requiert une peine de deux mois de prison ferme et une amende ferme de 500 000 FCFA.

 

Dans sa décision, le Tribunal de grande instance de Ouaga I a déclaré Tenkodogo coupable des faits d’outrage à agent public. Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende ferme de 250 000 FCFA.

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Par Pamela Souhka | Zoodomail.com

 

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