Le Café | Le MAC : former des citoyens, pas seulement des élèves

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Le lancement de la première édition du Mois Artistique et Culturel (MAC) par le ministère en charge de l’Éducation marque une initiative qui mérite une attention particulière. Au-delà d’un simple programme d’occupation des vacances, cette activité traduit une vision de l’éducation qui va bien au-delà de l’acquisition des connaissances académiques.

 

En affirmant : « Nous voulons des citoyens aux têtes bien pleines, mais aussi des citoyens aux cœurs remplis de civisme et de patriotisme », le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo rappelle une vérité souvent oubliée : l’éducation ne consiste pas seulement à former des intelligences, mais également à construire des personnalités, des valeurs et un sentiment d’appartenance à la nation.

 

Dans un contexte où les sociétés sont confrontées à de multiples défis identitaires, sociaux et sécuritaires, l’école apparaît plus que jamais comme un espace privilégié de transmission de la culture, de l’histoire et des savoirs endogènes. Le thème retenu pour cette édition pilote — « Arts, Culture et savoirs endogènes à l'école : leviers d'enracinement identitaire, de résilience et de vivre-ensemble au Burkina Faso » — s’inscrit parfaitement dans cette dynamique.

 

L’art et la culture ne sont pas des disciplines accessoires. Ils constituent des outils puissants de cohésion sociale, de dialogue entre les générations et de préservation de la mémoire collective. À travers la musique, la danse, le théâtre, les contes ou encore les instruments traditionnels, les élèves découvrent non seulement leur patrimoine, mais aussi les valeurs qui fondent la société burkinabè : le respect, la solidarité, le courage et l’amour de la patrie.

 

Le choix de lancer cette initiative pendant les vacances scolaires est également pertinent. Il offre aux élèves un cadre d’apprentissage différent, loin de l’oisiveté et des influences parfois négatives auxquelles ils peuvent être exposés. C’est l’occasion de développer des talents, de renforcer la confiance en soi et de cultiver l’esprit citoyen.

 

La réussite de cette première édition dépendra toutefois de l’implication de tous : autorités éducatives, acteurs culturels, enseignants, parents et communautés. Car former une jeunesse enracinée dans sa culture et ouverte sur le monde est une responsabilité collective.

 

Le MAC ouvre ainsi une voie prometteuse. Si cette expérience pilote tient ses promesses, elle pourrait devenir un rendez-vous majeur du calendrier éducatif national, contribuant à bâtir une génération fière de son identité, consciente de ses responsabilités et prête à relever les défis du Burkina Faso de demain.

 

Plus qu’un mois d’activités culturelles, le MAC se présente comme une école du civisme, de la résilience et du vivre-ensemble. Une initiative dont le pays a aujourd’hui grand besoin.

 

Par Yamyélé | Zoodomail.com

 

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