Devant le Tribunal | Vol de numéraire : après un refus de réconciliation, son ex-épouse l'accuse

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Devant le Tribunal

Le mardi 19 mai 2026, Rahim a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour répondre des faits de vol de numéraire au préjudice de son ex-épouse, Zoenabo. À la barre, le prévenu a catégoriquement nié les faits qui lui sont reprochés.

 

La plaignante, qui n'a pas comparu à l'audience, accuse Rahim d'avoir dérobé son argent lors d'une visite à son domicile. Invité par le tribunal à livrer sa version des faits, le prévenu a relaté les circonstances ayant précédé le dépôt de la plainte.

 

« Zoenabo est la mère de mon enfant. Après notre séparation, elle s'est remariée avec un autre homme. Quatre mois après ce mariage, elle a divorcé et a voulu revenir vivre avec moi. J'ai refusé. Un jour, alors que j'étais venu voir mon enfant, elle m'a annoncé qu'elle était enceinte de moi et qu'elle souhaitait revenir. J'ai encore refusé. Plus tard, elle est venue de force chez moi avec ses bagages. À son arrivée, elle s'est disputée avec ma femme avant de repartir avec ses affaires. Quelques semaines après, elle a porté plainte contre moi, affirmant qu'elle avait perdu son argent le jour où elle était venue chez moi », a-t-il expliqué.

 

Le tribunal lui a alors demandé s'il avait autorisé son ex-épouse à se rendre régulièrement à son domicile.

« Non. C'est elle qui est venue chez moi de son propre chef. Je ne l'ai jamais invitée », a répondu Rahim.

 

À la question de savoir combien de temps Zoenabo était restée chez lui avec ses bagages, il a déclaré : « Je l'ai refoulée le même jour. Ses effets n'ont même pas passé trente minutes chez moi. »

 

Le tribunal lui a également demandé s'ils continuaient à se fréquenter après leur séparation.

« Non. Après notre séparation, nous ne nous voyions plus, sauf lorsque je voulais voir mon enfant », a-t-il répondu.

 

À son tour, le procureur l'a interrogé sur le sac à main de la plaignante.

« Avez-vous touché à son sac à main ? », a demandé le représentant du ministère public.

« Non, je n'ai jamais touché à son sac. Elle était accompagnée de quatre personnes. Elle m'accuse à tort et elle avait même dit qu'elle allait me créer des problèmes », a soutenu le prévenu.

 

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé la relaxe de Rahim au bénéfice du doute. Le procureur a notamment relevé l'absence de la plaignante à l'audience et estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d'établir avec certitude la culpabilité du prévenu.

 

Dans son dernier mot, Rahim a réaffirmé son innocence, rappelant que son ex-épouse avait menacé de lui créer des ennuis.

 

Après en avoir délibéré, le Tribunal de grande instance de Ouaga I a renvoyé Rahim des fins de la poursuite pour les faits de vol de numéraire qui lui étaient reprochés, au bénéfice du doute.

 

À l'issue de la décision, le prévenu a remercié le tribunal pour la justice rendue.

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Par Ibrahim Cissé | Zoodomail.com

 

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